CFDT 54 Interco

CFDT 54 Interco Page Facebook du Syndicat CFDT 54 Interco

OÙ MANIFESTER ? … mardi 29 septembreRDV 14H00 - PLACE DOMBASLE
29/09/2026

OÙ MANIFESTER ? … mardi 29 septembre
RDV 14H00 - PLACE DOMBASLE

Logement des agents publics: point de situation.Réuni le 17 septembre, le groupe de travail de la DGAFP a abordé plusieu...
29/09/2026

Logement des agents publics: point de situation.
Réuni le 17 septembre, le groupe de travail de la DGAFP a abordé plusieurs sujets clés : étude sur le logement des agents publics, évolution du portail logement, refonte de BALAE et projet de décret sur la clause de fonction.

La CFDT a réaffirmé ses revendications pour garantir un accès au logement qui sécurise les parcours des agents plutôt qu’il ne les fragilise.

Le 17 septembre 2026 s’est tenu le cinquième groupe de travail consacré au logement des agents publics, sous la présidence de Guillem Canneva, directeur de projet. Cette réunion avait pour objectifs de faire un point sur :

Présentation d’une étude sur le logement des agents publics,
Le portail « Logement des agents publics »,
Actualité législative,
Refonte de la plateforme BALAE (Bourse au logement des agents de l’État en Ile de France),
Le projet de décret relatif à la clause de fonction (application de la loi du 29 juin 2026),
La mise en œuvre de la circulaire du 18 février 2026.
La CFDT a rappelé ces positions et revendications dans ses propos liminaires. (cf DL jointe)

Présentation de l’étude « Près de deux tiers des agents publics sont propriétaires de leur logement »
L’étude a été réalisée par le service statistique de la DGAFP, elle a été publiée le16 septembre.

Cette présentation repose sur une analyse macro du recensement Insee 2022 et non sur des données administratives de gestion de la fonction publique. Elle permet d’identifier les grandes tendances de logement des agents publics, mais ne distingue pas précisément les versants ni les situations individuelles.

L’étude montre que les agents publics sont plus souvent propriétaires que les salariés du privé (64 % contre 58 %), mais cette différence s’explique principalement par leur âge, leur catégorie socioprofessionnelle, leur situation familiale ou leur stabilité d’emploi, et non par leur statut d’agent public en lui-même. Elle met également en évidence les difficultés plus marquées des jeunes agents et de ceux exerçant dans les zones de logement les plus tendues.

La CFDT a remercié le service statistique pour cette présentation, tout en regrettant un titre particulièrement maladroit à quinze jours d’une importante mobilisation sur les rémunérations des agents publics. Celui-ci peut en effet laisser penser que la situation est favorable puisque les agents publics apparaissent plus souvent propriétaires que les salariés du secteur privé.

La CFDT a toutefois rappelé que cette étude repose sur une approche très macro, fondée sur des données générales de l’INSEE, qui ne permettent pas d’analyser finement la situation des agents publics. Il est donc difficile d’en tirer des conclusions précises sur leur réalité en matière de logement.

Pour la CFDT, le principal enseignement de cette étude est la nécessité de mettre en place un dispositif équivalent à Action Logement pour les agents publics, afin de disposer de données plus précises et d’outils adaptés à leurs besoins.

Actualité législative
La DGAFP a présenté l’avancement de la loi visant à améliorer l’accès au logement des travailleurs du service public. Après le dépôt de la proposition de loi le 17 avril 2025, le texte a été adopté en première lecture par l’Assemblée nationale le 12 janvier 2026 puis par le Sénat le 30 mars 2026. Une commission mixte paritaire conclusive est intervenue le 28 avril 2026, permettant l’adoption d’un texte commun par les deux chambres.

La loi a été promulguée le 29 juin 2026 et publiée au Journal officiel le 30 juin 2026. Cette loi constitue désormais le cadre législatif des nouvelles mesures destinées à faciliter l’accès au logement des agents et travailleurs du service public.

Refonte de la plateforme BALAE
La DGAFP a présenté la refonte de la plateforme BALAE, engagée à la suite d’une mission « flash » conduite par la DITP en 2024 et financée par la DGAFP. La nouvelle version est en production depuis début juillet 2026.

Cette modernisation vise à améliorer le service rendu aux agents grâce à une interface plus ergonomique, un système de notifications tout au long du processus de candidature et une meilleure visibilité sur le niveau de concurrence pour chaque logement. Les référents logement bénéficient également de nouvelles fonctionnalités facilitant le suivi des dossiers, notamment des notifications automatiques, des possibilités d’export et davantage de paramètres de gestion des candidatures.

La solution a par ailleurs été conçue pour être déployée au-delà de l’Île-de-France, ouvrant la possibilité d’une extension du dispositif à d’autres territoires.

Projet de décret relatif à la clause de fonction
La DGAFP a présenté le projet de décret d’application de la « clause de fonction », prévue par la loi visant à améliorer l’accès au logement des travailleurs du service public. Cette disposition permet, sans obligation, à un employeur de réserver certains logements sociaux pour ses agents dans les zones tendues et de prévoir, lors de l’attribution du logement, une clause liant le maintien dans les lieux à l’exercice des fonctions ayant motivé l’attribution. Cette faculté concerne les agents publics civils et militaires ainsi que certains salariés assurant une mission de service public. Elle ne s’applique qu’aux logements réservés directement par les employeurs et ne remet pas en cause les baux déjà en cours

Le projet de décret précise les modalités d’activation de cette clause. Lorsque l’agent quitte les fonctions ayant justifié l’attribution du logement, l’employeur peut demander au bailleur d’activer la clause dans un délai d’un an. Le bailleur peut alors résilier le bail en respectant un préavis minimal de six mois.

Des dispositifs de protection sont toutefois prévus. Le délai de maintien dans les lieux peut être prolongé dans certaines situations, notamment en cas de suppression d’emploi, de mutation imposée, d’inaptitude liée à la santé, d’invalidité, d’accident de service, de maladie professionnelle, de retraite pour invalidité ou de décès de l’agent au bénéfice des ayants droit.

Le texte prévoit également des exceptions à l’application de la clause pour les personnes en situation de handicap ainsi que pour certains ayants droit, afin de tenir compte des situations de vulnérabilité. L’agent doit alors porter cette situation à la connaissance de l’employeur et du bailleur.

Au cours des échanges, la DGAFP a ainsi détaillé le champ d’application de la mesure, les garanties prévues pour les agents concernés ainsi que les principaux cas de dérogation et de prolongation du maintien dans les lieux.

La CFDT a rappelé son opposition de principe à la clause de fonction. Elle a réaffirmé que le logement doit demeurer un outil d’attractivité et de fidélisation des agents publics et ne pas devenir un facteur supplémentaire de précarisation de leur situation personnelle ou familiale.

Si le projet de décret apporte des garanties complémentaires en prévoyant certaines situations de prolongation du maintien dans les lieux ou d’exemption, la CFDT a estimé qu’il ne répondait pas à la question centrale de la sécurisation des parcours résidentiels des agents. Elle s’est interrogée sur les possibilités réelles de relogement dans les territoires où la tension immobilière est particulièrement forte et a demandé quelles garanties d’accompagnement seraient mises en place par les employeurs et les bailleurs pour les agents concernés à l’issue des délais prévus.

La CFDT a également souligné le caractère trop restrictif des situations ouvrant droit à une prolongation du maintien dans les lieux, essentiellement limitées à des motifs médicaux ou administratifs. Elle a plaidé pour une prise en compte plus large des situations de vulnérabilité sociale et familiale, telles que les familles monoparentales, les agents ayant des enfants en période d’examen, les situations de séparation ou de divorce, les aidants familiaux ou encore les agents confrontés à des difficultés financières importantes.

Plusieurs questions ont été soulevées par la CFDT concernant la mise en œuvre du dispositif. Elle a interrogé l’administration sur les garanties de protection et de confidentialité des données personnelles ou médicales susceptibles d’être transmises dans le cadre du dispositif, sur les voies de recours offertes aux agents en cas de contestation ou de refus de maintien dans les lieux, ainsi que sur la publication éventuelle d’une circulaire ou d’un guide d’application permettant d’assurer une mise en œuvre homogène de la clause de fonction sur l’ensemble du territoire.

Compte tenu des nombreuses observations formulées, une nouvelle réunion en visioconférence est prévue le 2 octobre afin de poursuivre les travaux sur le projet de texte, qui n’a pas vocation à être présenté au Conseil commun de la fonction publique (CCFP). L’administration a également annoncé l’élaboration d’un guide destiné aux employeurs souhaitant mettre en œuvre la clause de fonction.

Mise en œuvre de la circulaire du 18 février 2026 : un déploiement inégal
La DGAFP a présenté un point d’étape sur le déploiement de la circulaire du 18 février 2026.

Un réseau de correspondants régionaux a été mis en place sur l’ensemble du territoire afin d’assurer le pilotage et le suivi des actions engagées en matière de logement des agents publics.

Une cartographie des territoires a également été établie pour identifier les zones de mobilisation prioritaire, les secteurs nécessitant une vigilance particulière et les territoires où la démarche connaissent un re**rd.

Cette organisation doit permettre de mieux cibler les actions en faveur du logement des agents dans les territoires les plus exposés aux tensions du marché immobilier.

À ce jour, une dizaine de stratégies territoriales ont été transmises à la DGAFP. Les échanges se poursuivent afin de consolider et stabiliser ces projets avant leur finalisation.

Source: site CFDT UFETAM

La rupture conventionnelle: une possibilité, mais pas un droit!La loi de Finances pour 2026 a rendu pérenne la rupture c...
25/09/2026

La rupture conventionnelle: une possibilité, mais pas un droit!

La loi de Finances pour 2026 a rendu pérenne la rupture conventionnelle pour les fonctionnaires.

Mais au mois d’août 2026, le gouvernement a décidé de réduire drastiquement le plancher et le plafond de l’indemnité spécifique de rupture conventionnelle (ISRC). Une pérennisation qui s’accompagne donc d’un net recul des droits des agents.

La rupture conventionnelle est une possibilité, mais pas un droit

Pendant que certains étaient en congé, le gouvernement a travaillé cet été pour reprendre d’une main ce qu’il avait donné de l’autre.

Un plancher en forte diminution

16,66 % d’un mois de rémunération brute par année d’ancienneté pour les 10 premières années (contre 25 % auparavant) ;
20 % pour les 5 années suivantes (contre 40 %) ;
25 % pour les 5 années suivantes (contre 50 %) ;
33 % pour les dernières années prises en compte (contre 60 %).
Un plafond également abaissé
Le plafond est désormais fixé à un demi-mois de rémunération brute par année d’ancienneté, contre un mois auparavant.

Par ailleurs, pour les agents disposant de plus de 24 ans d’ancienneté, le montant maximal passe de deux années à une seule année de rémunération.

Pour la CFDT, encore un mauvais signal
La CFDT juge cette décision incohérente avec les objectifs affichés de mobilité et d’accompagnement des parcours professionnels. En réduisant fortement les montants de l’indemnité, le gouvernement affaiblit un dispositif qui devait permettre aux agents de sécuriser leur projet de transition professionnelle. Cette décision unilatérale du gouvernement prise au cœur de l’été n’est pas acceptable. Encore une raison de manifester et d’être en grève le 29 septembre 2026.

Rappel :

L’ancienneté tient compte de l’ensemble des durées de service dans les trois versants de la fonction publique. La rémunération brute de référence est celle de l’année civile précédant la date d’effet de la rupture conventionnelle.
Un agent qui perçoit cette indemnité est tenu de la rembourser à l’employeur avec lequel il a convenu de la rupture conventionnelle, s’il est recruté dans les six années qui suivent au sein de la fonction publique dont il est issu (fonction publique de l’État, territoriale ou hospitalière).
Paris, le 15 septembre 2026

Source: siTE CFDT UFETAM

Élections fonctions publiques 2026 : CFDT, c’est voter pour vous !Du 3 au 10 décembre, les agentes, les agents, et les c...
25/09/2026

Élections fonctions publiques 2026 : CFDT, c’est voter pour vous !
Du 3 au 10 décembre, les agentes, les agents, et les contractuels, des trois versants de la fonction publique sont appelés à élire leurs représentantes et représentants syndicaux.

– – –

À cette occasion, choisissez une organisation syndicale qui agit concrètement à vos côtés. La CFDT défend vos intérêts, porte vos revendications et obtient des avancées pour améliorer votre quotidien professionnel.

POURQUOI VOTER CFDT ?
• Pour être représenté et défendre vos droits : élire des représentantes et des représentants CFDT, c’est choisir des personnes qui connaissent vos réalités professionnelles, portent vos intérêts et agissent sur les sujets qui ont un impact direct sur votre travail.

• Pour faire entendre votre voix et peser sur les décisions qui concernent votre quotidien professionnel: conditions de travail, carrière, mutations, etc. Plus la participation est forte, plus les attentes des agents et des agentes sont prises en compte dans les négociations.

• Pour améliorer vos conditions de travail : la CFDT s’engage pour une meilleure organisation des services, la qualité de vie au travail, ainsi que la santé et la sécurité des agents.

• Pour participer au renouvellement des instances du dialogue social, là où se prennent les décisions qui vous concernent : les élus que vous choisissez siègent dans les différentes instances représentatives de la fonction publique (Comités sociaux, CAP, CCP) pour défendre les intérêts individuels et collectifs des agents auprès des employeurs publics.

LES REVENDICATION DE LA CFDT POUR LE POUVOIR D’ACHAT DES AGENTES ET DES AGENTS
Enseignants et enseignantes, ATSEM (Agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles), AESH (Accompagnants d’élèves en situation de handicap), infirmiers et infirmières, personnels hospitaliers, personnels administratifs et socio-éducatifs, agentes et agents des forces de l’ordre, agentes et agents des forces de la défense, agentes et agents administratifs dans les ministères, dans les DDI, dans les Etablissements Publics, agentes et agents des services hospitaliers, travailleurs sociaux et travailleuses sociales, l’urgence est claire : il faut redonner du pouvoir d’achat et des perspectives à l’ensemble des agentes et agents !

Aussi la CFDT revendique :

une hausse significative du point d’indice et des augmentations générales de salaire ;
un point d’indice indexé sur l’inflation ;
des grilles indiciaires revalorisées et repensées, permettant de progresser réellement tout au long de sa carrière, avec des débuts de carrière au-dessus du Smic et une meilleure reconnaissance des métiers à prédominance féminine ;
le retour de la GIPA (Garantie individuelle du pouvoir d’achat) ;
le maintien de 100 % du salaire en congé maladie ordinaire et la fin du jour de carence ;
l’égalité salariale et professionnelle entre les femmes et les hommes ;
des garanties et des moyens concrets pour appliquer la directive européenne sur la transparence salariale et pour renforcer les politiques d’égalité.
Source: site CFDT UFETAM

APPEL A MANIFESTER: samedi 26 septembre, RDV à Nancy 14h00 place Carrière.Le 26 septembre dans les mobilisations citoyen...
22/09/2026

APPEL A MANIFESTER: samedi 26 septembre, RDV à Nancy 14h00 place Carrière.
Le 26 septembre dans les mobilisations citoyennes, la CFDT appelle les adhérents qui le souhaitent à se mobiliser pour une transition écologique juste.
L’été a été rude. Fortes chaleurs, incendies, tempêtes, mais aussi inondations dramatiques de l’autre côté du globe. Ces catastrophes climatiques sont des conséquences directes du réchauffement climatique et nous rappellent une nouvelle fois l’urgence d’agir.
Urgence d’adapter notre société à cette nouvelle réalité climatique, de protéger les travailleuses et les travailleurs ainsi que l'ensemble des citoyennes et citoyens face aux risques climatiques. Urgence également de transformer nos modes de production, de consommation et de vie. C'est tout le sens de l'engagement de la CFDT en faveur d'une transition écologique juste.
Cette urgence est partagée par de nombreux travailleurs, travailleuses, citoyens et citoyennes. Nombreux sont celles et ceux qui souhaitent être mieux protégés et qui attendent des actes clairs et justes pour la décarbonation de notre économie. Et nombreux sont celles et ceux qui souhaitent exprimer collectivement cette attente.
C’est dans ce cadre que s’organisent les mobilisations locales « Samedi 26 septembre, marchons partout en France pour le climat, le vivant, la paix et la justice sociale », une mobilisation qui s’organise dans de nombreuses villes de France, dont à Nancy avec un départ à 14h00 place Carrière (https://26septembre.org/carte).
L’occasion pour les adhérentes et adhérents CFDT qui le souhaitent d’y porter les propositions de la CFDT pour un bouclier social climatique et faire connaître notre manifeste pour une transition écologique juste.

29 septembre......5 raisons de se mobiliser!Gel du point d’indice en 2027, pouvoir d’achat qui décroche, grilles salaria...
22/09/2026

29 septembre......5 raisons de se mobiliser!
Gel du point d’indice en 2027, pouvoir d’achat qui décroche, grilles salariales rattrapées par le SMIC, absence de mesures générales et budgets publics sous pression : à quelques jours de la mobilisation du 29 septembre, les annonces gouvernementales donnent une nouvelle actualité à la question des rémunérations.

Pour la CFDT, après les remerciements et les discours sur l’engagement des agents publics, il est désormais temps de passer aux actes.

2027 : encore une année blanche pour le point d’indice
L’annonce est désormais claire : la valeur du point d’indice devrait rester gelée en 2027. Le gouvernement estime que cette absence de revalorisation permettra de dégager environ 2 milliards d’euros.

Ce serait une nouvelle année sans augmentation générale après 2024, 2025 et 2026. Depuis 2017, le point d’indice n’a été revalorisé qu’en 2022 (+3,5 %) et en 2023 (+1,5 %), alors que les prix ont, eux, continué leur progression.

Pour les agents, le mécanisme est simple : lorsque le point d’indice reste immobile alors que les prix augmentent, le traitement indiciaire perd progressivement de sa valeur réelle.

La CFDT le constate depuis plusieurs mois : malgré quelques mesures obtenues concernant notamment les promotions ou la reconnaissance de l’expérience professionnelle, aucune mesure générale n’a été annoncée pour répondre à la question du pouvoir d’achat.

862 000 agents désormais rattrapés par le SMIC
Un chiffre résume à lui seul le problème : 862 000 agents publics, soit près d’un agent sur six, ont aujourd’hui une rémunération indiciaire inférieure au SMIC.

Ils ne sont évidemment pas payés en dessous du salaire minimum : une indemnité différentielle vient compléter leur traitement afin de respecter le SMIC.

Mais cette mécanique révèle surtout le tassement considérable des grilles indiciaires.

La situation touche particulièrement la catégorie C, mais elle remonte désormais dans les grilles : selon la CFDT, plusieurs échelons des catégories C et B sont concernés, tandis que le premier échelon de la catégorie A ne dépasse plus le SMIC que de quelques dizaines d’euros bruts.

Autrement dit, les augmentations du SMIC rattrapent les traitements de la Fonction publique pendant que le point d’indice reste bloqué. À terme, ce sont les écarts entre échelons et catégories, donc la reconnaissance de l’ancienneté, des qualifications et des responsabilités, qui s’écrasent.

« Il y a un appauvrissement, ça, c’est clair »
Pour Laure Revel, secrétaire générale de la CFDT Fonctions publiques, le constat ne souffre guère d’ambiguïté :

« Il y a un appauvrissement, ça, c’est clair », avec « une vraie difficulté » pour beaucoup d’agents publics.

Et la nouvelle annonce concernant 2027 ne devrait pas améliorer la situation. La responsable de la CFDT estime que « le décrochage des rémunérations des agents publics ne va pas s’arrêter de sitôt ».

Le sujet est d’autant moins anecdotique que, selon Laure Revel, le salaire constitue aujourd’hui la première préoccupation des agents publics.

Des remerciements qui ne remplissent pas le Caddie
Le contraste est également de plus en plus difficile à accepter.

Canicules, incendies, crises sanitaires, catastrophes naturelles, continuité des services, sécurité, accompagnement des usagers : à chaque crise, les pouvoirs publics rappellent le rôle indispensable des agents.

Laure Revel le résume d’une formule :

« Les agents publics, on sait les trouver quand il y a des problèmes. »

Et, à propos des remerciements adressés cet été aux soignants, pompiers et autres agents mobilisés lors des canicules et incendies :

« Ce ne sont pas les remerciements qui vont remplir les Caddie et les réservoirs. »

La question posée par la mobilisation du 29 septembre est donc aussi celle de la reconnaissance concrète du travail effectué : cette reconnaissance peut-elle durablement se limiter aux discours sans se retrouver sur les fiches de paie ?

Les rémunérations, mais pas seulement
Le projet de budget 2027 pose également la question des moyens accordés aux services publics.

Les premières orientations annoncées prévoient un budget de l’État globalement contraint, même si plusieurs ministères — dont celui chargé de l’écologie — doivent voir leurs crédits progresser. Pour les autres, les marges de manœuvre risquent de se réduire.

Or rémunérations, effectifs, conditions de travail et qualité du service rendu sont étroitement liés.

Pour Laure Revel, les gels budgétaires « auront forcément des conséquences sur le fonctionnement des ministères », alors même que les organisations syndicales alertent depuis longtemps sur les difficultés rencontrées dans les services.

La question est aussi celle de l’attractivité. Comment recruter et fidéliser lorsque les débuts de carrière se rapprochent du SMIC, que les grilles se tassent et que les perspectives salariales se réduisent ?

Le 29 septembre, peser avant les décisions budgétaires
Le calendrier a son importance.

La mobilisation intervient juste avant l’ouverture des débats parlementaires sur le budget 2027 et alors que les discussions sur les rémunérations ne sont pas closes. C’est précisément ce que souligne Laure Revel :

« Au moment où le projet de budget va passer devant la représentation nationale et où des discussions seront encore possibles, espérons qu’elles seront constructives pour la défense de la fonction publique et du service public. »

La CFDT appelle donc les agents à se mobiliser le mardi 29 septembre 2026 pour obtenir des réponses concrètes.

Ses revendications portent notamment sur une revalorisation significative du point d’indice et son indexation sur l’inflation, le rétablissement de la GIPA, le maintien intégral de la rémunération en congé maladie ordinaire, l’égalité salariale entre les femmes et les hommes et une véritable reconnaissance des missions exercées par les agents publics.

Le 29 septembre : passer des remerciements aux actes
Depuis plusieurs années, les agents publics entendent qu’ils sont indispensables. Les crises successives l’ont d’ailleurs régulièrement démontré.

Mais être indispensable ne suffit pas à payer les factures.

Quand près d’un agent sur six doit être rattrapé par une indemnité pour atteindre le SMIC, quand le point d’indice reste gelé année après année et quand les perspectives de carrière s’écrasent progressivement, la question salariale ne peut plus être renvoyée à plus t**d.

Le 29 septembre, la mobilisation permettra aux agents de porter une exigence finalement assez simple : que la reconnaissance de leur travail, de leurs qualifications et de leur engagement au service de la population se traduise enfin concrètement dans leurs rémunérations et dans les moyens donnés aux services publics.

Le 29 septembre 2026 : mobilisons-nous pour les salaires, les carrières et les services publics.

– – –
Source site UFETAM-CFDT

Le Guide de l'agent contractuel 2026 est disponible!Le P’tit GUIDE DE L’AGENT CONTRACTUEL (Édition 2026) : ce guide a ét...
22/09/2026

Le Guide de l'agent contractuel 2026 est disponible!
Le P’tit GUIDE DE L’AGENT CONTRACTUEL (Édition 2026) : ce guide a été conçu par INTERCO-CFDT.

L’édition 2026 du P’tit Guide de l’agent contractuel à télécharger, ci-dessous, pour informer les contractuels sur leurs droits et leur statut.



Les points clés de l’édition 2026
Contexte électoral : Ce guide a été publié en amont des élections professionnelles de la fonction publique prévues en décembre 2026.
Public concerné : Il s’adresse aux agents contractuels.
Droits et carrière : Il détaille les contrats, leur durée, la rémunération, les congés et les droits et obligations des agents.
Au sommaire :
Introduction
Les cas de recrutement
Les contrats et leur durée
Le CDI et la titularisation
La période d’essai
Le temps de travail
La formation professionnelle
La rémunération
L’entretien professionnel
Les congés
Les autorisations d’absence
Les droits et obligations
La discipline
La fin de contrat
Les instances représentatives du personnel
Télécharger le guide:https://www.cfdt-ufetam.org/download.php?file=wp-content/uploads/2026/09/ptit_guide_du_contractuel_2026_interco.pdf

Source: site CFDT UFETAM

Conférence nationale du handicap.....la CFDT demande de passer des déclarations aux actes.Le chef de l’État a conclu, le...
18/09/2026

Conférence nationale du handicap.....la CFDT demande de passer des déclarations aux actes.
Le chef de l’État a conclu, le 4 septembre, la septième Conférence nationale du handicap et fixé le cap des politiques publiques jusqu’en 2029.

La CFDT estime que l’enjeu est désormais de passer des déclarations aux actes.

« Pouvoir payer seul, traverser la rue en sécurité, accomplir ses démarches en ligne sans assistance… » À Bobigny, le 4 septembre, Emmanuel Macron a placé sa dernière Conférence nationale du handicap (CNH) sous le signe de l’accessibilité. Objectif : passer à une société « pleinement accessible ». Après avoir défendu son bilan, il a évoqué les grandes lignes de ce qui sera décliné dans les prochaines semaines.

De l’accessibilité universelle
Le premier axe concerne l’accessibilité universelle. La stratégie nationale 2026-2029 doit notamment accélérer la mise en accessibilité des transports, des services publics et du numérique. Le Président a aussi annoncé un répertoire national des logements sociaux accessibles, qui doit voir le jour début 2027.

Quant à l’école, l’objectif vise à garantir la scolarisation de chaque enfant. Le déploiement des pôles d’appui à la scolarité (PAS) – ils consistent à apporter aide et soutien à tout élève rencontrant une difficulté dans ses apprentissages et/ou son parcours scolaire – doit se poursuivre jusqu’à atteindre 3 000 structures à la rentrée 2027. Un « projet de réussite unique » doit également rapprocher les dispositifs d’accompagnement, de la maternelle au lycée.

Concertation nationale sur l’obligation d’emploi des travailleurs handicapés
Côté emploi, le chef de l’État veut renforcer l’emploi accompagné avec un objectif de 20 000 bénéficiaires d’ici à 2028. Le dispositif permet un accompagnement par un référent, qui fait l’interface entre le salarié handicapé et son employeur, pour évoquer ses besoins spécifiques. Emmanuel Macron veut également ouvrir une concertation nationale sur l’avenir de l’obligation d’emploi des travailleurs handicapés, quarante ans après la loi de 1987, et « engager la suppression des restrictions d’accès à certaines professions dans le cadre de cette stratégie, car elles existent encore », a-t-il indiqué, le 4 septembre.

Autre mesure : l’apprentissage des personnes en situation de handicap continuera d’être soutenu par une aide de 6 000 euros à l’embauche d’un apprenti reconnu travailleur handicapé, quel que soit le niveau du diplôme préparé.

Le président de la République a aussi rappelé plusieurs acquis de sa mandature, dont la prise en charge intégrale des fauteuils roulants depuis le 1er décembre 2025 ou encore la hausse, ces dernières années, du nombre d’élèves handicapés scolarisés ainsi que des AESH ( Accompagnants d’élèves en situation de handicap)

“On reste sur notre faim”
Les associations qui œuvrent dans ce domaine restent toutefois sur leur faim. « C’était un discours de fin de quinquennat, sans moyens financiers, donc on reste sur notre faim », a déclaré Arnaud de Broca, président du Collectif Handicaps, qui rassemble une cinquantaine d’associations. Il s’agit de « beaucoup de préconisations et il n’y a pas d’éléments chiffrés donc on reste frustré », a, de son côté, réagi Luc Gateau, président de l’Unapei (handicap intellectuel). La Fédération Paralysie Cérébrale France a dénoncé dans un communiqué une « longue litanie de mesures pour la plupart déjà connues » et « dont on peine à voir concrètement les effets sur le terrain ». Elle rappelle que « l’écosystème du handicap vit une crise profonde des modèles d’accompagnement ». Et la CNH n’y « apporte aucune réponse ».

Selon la CFDT, ces annonces ne doivent pas masquer les difficultés du quotidien. À l’occasion de la CNH, cinq fédérations CFDT ont ainsi alerté sur une école inclusive en tension permanente. AESH précarisés, manque de formation, de places dans le médico-social, personnels épuisés : « Il est urgent d’associer l’ensemble des travailleurs impliqués en proximité », souligne-t-elle dans une tribune datée du 3 septembre. Elle demande l’élaboration et la mise en œuvre d’un plan interministériel pour l’inclusion scolaire associant Éducation nationale, collectivités et secteur médico-social « à la hauteur des enjeux ».

Prendre en compte les handicaps dans leur pluralité
Outre l’école inclusive, la Confédération reste mobilisée en ce qui concerne « la prise en compte des handicaps au travail dans leur pluralité, y compris les handicaps invisibles, psychiques et cognitifs, et lutte contre les discriminations », rappelle Xavier Guillauma, secrétaire confédéral. Il défend par ailleurs la prise en compte du handicap dans les accords de gestion des emplois et des parcours professionnels (GEPP) ou ceux pour la qualité de vie et des conditions de travail (QVCT), la révision du taux d’obligation d’emploi de travailleurs en situation de handicap (OETH) à 8 %, ou encore l’amélioration du statut de proche aidant. Autant de priorités que l’organisation a renouvelées lors du congrès confédéral de Bordeaux, en juin 2026.

Source: site CDFT UFETAM

Adresse

CFDT INTERCO 54/2, Alllée Pelletier Doisy/BP 340 Cedex
Villers-lès-Nancy
54602

Notifications

Soyez le premier à savoir et laissez-nous vous envoyer un courriel lorsque CFDT 54 Interco publie des nouvelles et des promotions. Votre adresse e-mail ne sera pas utilisée à d'autres fins, et vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Contacter L'entreprise

Envoyer un message à CFDT 54 Interco:

Raccourcis

Partager