06/08/2026
La Chronique du Chef
L’aiguillette baronne : la patience comme meilleur ingrédient
Il fut un temps où les plus belles pièces de viande n’étaient pas réservées aux plus riches, mais aux plus patients. Dans les grandes maisons du début du XXᵉ siècle, les cuisiniers savaient déjà qu’une cuisson vive pouvait flatter l’œil, tandis qu’une cuisson lente révélait toute la noblesse et la saveur d’une viande.
L’aiguillette baronne, morceau discret niché dans la cuisse du bœuf, doit son nom à son élégance. Longtemps appréciée des grandes tables, elle séduit par sa chair fine et son goût délicat.
Nous avons choisi de la préparer à basse température, durant de longues heures. Une cuisson douce qui respecte la viande, préserve ses sucs et lui offre une tendreté remarquable. Ici, nul besoin de brusquer les choses : la chaleur travaille lentement, les fibres s’attendrissent et les arômes s’épanouissent.
À une époque où tout va toujours plus vite, nous avons fait un autre choix : celui de laisser le temps accomplir son œuvre pour vous proposer une expérience hors du commun.
A retrouver au menu du 15/08 !