02/07/2026
Les sakés de la région de Nada (灘五郷, Nada-Gogō) sont considérés comme une référence absolue au Japon. Ce n'est pas un hasard : leur personnalité est le fruit d'un terroir exceptionnel où quatre éléments se conjuguent de manière presque idéale.
KOBE
Le premier est l'eau "Miyamizu". C'est une eau dure, très riche en calcium, potassium et phosphore, mais pauvre en fer. Cette composition stimule une fermentation vigoureuse tout en évitant les défauts aromatiques liés au fer. Elle donne naissance à des sakés puissants, structurés et d'une grande netteté.
Le deuxième est le riz Yamada Nishiki, souvent qualifié de « roi des riz à saké ». Cultivé notamment dans la plaine de Banshū, au nord-ouest de Nada, il possède un gros cœur amylacé (shinpaku) qui permet des fermentations longues et raffinées.
Le troisième est le vent froid "Rokkō Oroshi", qui descend du mont Rokko pendant l'hiver. Ce vent refroidit naturellement les kura (brasseries) et favorise une fermentation lente et régulière, indispensable aux grands sakés.
Enfin, il y a le savoir-faire des Tanba Tōji, les maîtres brasseurs traditionnels de la région de Tanba, dont les techniques se transmettent depuis des siècles.
Quel est le style des sakés de Nada ?
On les décrit souvent comme des « otoko-zake » (男酒), les "sakés masculins". Cette expression ne renvoie pas au sexe du consommateur, mais à leur caractère :
une attaque franche ;
une belle puissance en bouche ;
une acidité présente mais élégante ;
une finale nette et sèche (kire) ;
une excellente aptitude à accompagner la gastronomie.