27/03/2025
📺 Médias mainstream : chiens de garde ou chiens de salon ?
Pendant que les grands médias tapotent nerveusement leurs éditos, ils désignent un nouvel ennemi à abattre : les réseaux sociaux.
Et pour ça, ils sortent le pire du pire, soigneusement monté, coupé, dramatisé :
Des enfants en souffrance sur TikTok,
Des filtres qui transforment en caricature,
Des ados qui se désagrègent en direct.
Ils vous disent alors, en fronçant les sourcils :
“Voyez comme c’est dangereux. Voyez comme le monde part à la dérive.”
Mais ne vous y trompez pas.
Ce qu’ils craignent vraiment, ce n’est pas TikTok.
Ce qu’ils craignent, c’est vous.
Vous, qui posez des questions, qui cherchez des sources, qui partagez un article intelligent, une analyse solide, un extrait de Sénèque, ou un graphique sur les dépenses publiques.
🛋️ Et pendant ce temps-là, bobonne reste figée devant la télé
La fameuse phrase revient comme un refrain :
“Moi, les réseaux sociaux, j’y vais pas, je regarde le journal, c’est plus sérieux.”
Mais enfin…
Quand on croit s’informer en regardant deux chroniqueurs hurlant sur une réforme qu’ils n’ont pas lue,
Quand on confond flash info et analyse,
Quand le sacro-saint JT devient un clip promotionnel pour le pouvoir ou pour les labos,
… peut-on encore se permettre de ricaner des réseaux sociaux ?
🧠 L’ignorance, cet o***m moderne...
La vraie drogue de notre époque, ce n’est pas seulement la cocaïne dans les beaux quartiers, ou le s**t dans les banlieues.
C’est l’ignorance volontaire.
C’est le confort de ne pas savoir, de ne pas lire, de ne pas douter.
C’est le sport comme exutoire, pour hurler sur un ballon rond pendant que les vraies décisions sont prises dans votre dos.
“Du pain et des jeux”, disaient les Romains.
Aujourd’hui, c’est plutôt des nuggets et de la Ligue des Champions.
📚 Remettons les lettres de noblesse au savoir
Ce qui dérange, ce n’est pas l’information.
C’est l’autonomie intellectuelle.
Et donc, elle est méthodiquement démantelée.
Dans les écoles : on nivelle, on “simplifie”, on “décloisonne” — traduisez : on désapprend.
Dans les médias : on divertit, on choque, on épuise.
Sur les réseaux : on n’offre au public que la fange, jamais la pépite.
Mais l’IA, les réseaux, la technologie… peuvent être des miracles.
Avec un bon moteur de recherche, vous pouvez accéder à tout Platon, à tous les budgets de l’État, à toutes les thèses scientifiques.
Avec un peu de curiosité, vous pouvez devenir plus informé qu’un député, plus lucide qu’un éditorialiste.
Mais voilà.
Ce pouvoir effraie.
Alors on vous le dénigre, on vous l’empoisonne, on vous le caricature.
🗣️ Conclusion : ne vous laissez pas confisquer l’intelligence
Le savoir n’est pas un privilège, c’est une arme.
L’effort de comprendre est un acte de résistance.
Et refuser la paresse intellectuelle, c’est déjà une forme de rébellion.
Alors, partagez mieux. Apprenez encore. Débusquez les intox. Corrigez les erreurs.
Et surtout :
ne laissez pas les élites jouer seules avec les outils du monde moderne.
Ce serait le plus grand su***de collectif de l’Histoire.
Martine Montvernay