27/09/2026
Retrouvez-notre chef dans l’édition de la montagne de ce jour .
Un dimanche de chef
«MES PLATS FETICHES POUR LA FAMILLE»
Chaque dimanche, nous interrogeons un chef de nos territoires pour connaître ses petites habitudes dominicales : celles de son enfance, le plat qu'il aime bien partager, son rituel du dimanche soir... Cette semaine, rencontre avec Laurent Bouchend'homme, le chef du restaurant La Péniche, à Pierrefitte-sur-Loire (Allier).
ANTOINE DELACOU
L’auberge s'appelle La Peniche. Mais la cuisine de Laurent Bouchend'homme est loin d'être bateau. Le chef s'inspire de la nature environnante, des saisons , des produits locaux et des cueillettes. Le menu du restaurant se transforme au fil des récoltes Laurent Bouchend'homme travaillant à plus de 80 % avec des producteurs
locaux. Une cuisine à la fois traditionnelle et modernisée au goût du jour. Authentique et savoureuse. Tout comme l'emplacement de cet hôtel-restaurant campé en bordure du canal latéral à la Loire.
Un véritable havre de paix.
Quel est le plat ou l'odeur des dimanches de qui vous rappellent votre enfance ?
Il y en a deux. Le poulet rôti du dimanche, pour moi, c'est sacré.
J'ai été élevé par ma grand-mère qui cuisinait également parfaitement le lapin au vin blanc. Elle se levait très tôt et, de bon matin, j'avais cette odeur de vin blanc et d'échalotes rôties qui mijotaient sur le fourneau. C'était irrésistible.
Le dimanche vous êtes plutôt des heures derrière les fourneaux
Ou un repas pris sur le pouce pour profiter de la journée ?
Des heures derrière les fourneaux.
J'en profite pour tester des recet-tes. C'est aussi l'occasion de cuisiner pour ma famille et de faire des plats qui font plaisir à chacun. J'ai trois enfants. Ils ont tous les trois une recette fétiche de leur papa.
Quel est votre plat du dimanche par excellence ?
Un bon plat mijoté, un plat tradi-
tionnel français : une poule au pot, un navarin d'agneau, un bœuf bourguignon, un coq au vin... Au restaurant, j'ai une cuisine très végétale, avec beaucoup de pois-sons. C'est un peu l'opposé de ce que je fais quand je suis à la mai-son.
Petit-déjeuner, dessert, goûter... Si le dimanche avait une saveur sucrée ?
Des crêpes ou du pain brioché façon pain perdu. Bref, des choses gourmandes, grasses et chaudes qui apportent du réconfort. De toute façon, la cuisine est quelque chose de très lié à la notion de réconfort.
Pas d'idée et pas envie... Le dimanche soir, on fait quoi ?
Quelque chose de léger, car on a mangé assez lourd à midi (rires).
Tout est une question d'équilibre.
Alors, le dimanche soir, je pars plutôt sur des plats simples et pas trop roboratifs. Un petit bouillon à l'asiatique. Ou une bonne ome-lette, tout simplement.