Hotel La Louisiane

Hotel La Louisiane Bookings my email or phone Wifi haut-débit inclus. Plusieurs salles de réunion: 65m2, 50m2 et 45m2. Deux escaliers et deux ascenseurs. Excellente literie.
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Hotel La Louisiane, in the heart of Saint-Germain-des-Prés since 1823, the oldest hotel in Paris, has been a haven for renowned writers, artists, musicians, filmmakers, poets, and mostly travellers from all over the world. Chaque jour ici, sur notre page HôtelLaLouisiane, nos articles et photos racontent notre actualité, notre histoire et autour présentent restaurants, cafés, galeries, événements

et la vie à Saint-Germain-des-Prés :
https://lnkd.in/eP-fz8T

Nuit d'hôtel en chambre simple, double (à 2 lits simples ou un grand lit), triple, quadruple, quintuple, sextuple ou Suite de 2 pièces. Emplacement de parking réservé sur rue (sur requête préalable uniquement). Chambres sur rue ou sur une cour intérieure au calme. Réception ouverte 24h24, enregistrement rapide. Téléphone +33 (0) 144 321 717

Bravo Daphné Tamage, lauréate du Prix du Roi René, à Aix-en-Provence !Daphné est une voyageuse de l'Hôtel La Louisiane, ...
18/06/2026

Bravo Daphné Tamage, lauréate du Prix du Roi René, à Aix-en-Provence !
Daphné est une voyageuse de l'Hôtel La Louisiane, où elle consacre son temps à l'écriture, au travail et à la (re)découverte de Saint-Germain-des-Prés.
En mars, Daphné a publié "Le Chant des contraires" aux éditions Stock, un livre court, drôle, pertinent et incisif, couronné par le Prix du Roi René.

Le Mot de Matthieu Falcone, co-fondateur du Prix du Roi René :

Le prix littéraire du roi René a été décerné le 11 juin dernier, en la ville d’Aix-en-Provence, au café Le Novo. Ce prix littéraire, fondé par les écrivains Enguerrand Guépy et Matthieu Falcone, a pour ambition de récompenser une œuvre littéraire qui fasse la part belle à la fiction et à la langue française.
Pour cette première édition, le prix a été décerné à Daphné Tamage pour son roman Le chant des contraires (Stock) paru en mars 2026. Dans ce deuxième roman faussement léger de la jeune romancière belge, il est pêle-mêle question d’oiseaux qui meurent, de foi chrétienne, de rapports amoureux et d’enfermement. Mise en abyme de sa claustration psychologique, la narratrice se retrouve encloisonnée dans sa chambre de bonne un soir de nouvel an. Affluent alors les souvenirs de ses amours ratées, d’emblée vouées à l’échec, de la foi qu’elle a perdu sans cesser de fréquenter son ami prêtre, de l’absence du père et de la subséquente place désordonnée que prennent ses amants qui pourraient avoir l’âge de l’être (son père). D’une écriture fine et légère, non dénuée d’ironie et d’autodérision, Daphné Tamage nous entraîne dans son labyrinthe intérieur où pleuvent les oiseaux morts et patiente le minotaure.
Débonnaire comme de coutume, le bon roi René a également décerné une mention spéciale au livre posthume de Vincent Petitdemange intitulé Requiem au bord du jour (éditions des Instants), roman plein d’inventivité et d’un imaginaire rayonnant qui laisse penser que son jeune auteur parti trop tôt eût fait un écrivain de premier ordre.

Le prix du roi René, créé en 2026, à Aix-en-Provence où mourut René d’Anjou, comte de Provence et pair de France, est doté de 3000€ par les entreprises Sols Azur et UrbaTP, somme qui est ainsi revenue à la jeune Daphné Tamage.
Son jury se compose de Zoé Ferdinand (lectrice et créatrice de mode), Estelle Derouen (communicante littéraire), Marie Lussignol (comédienne), ainsi que de Bertrand Lacarelle (écrivain et éditeur) et Sébastien Lapaque (journaliste et écrivain).
Liste à laquelle s’ajoutent les deux fondateurs du prix, les romanciers Enguerrand Guépy et Matthieu Falcone.
Le prix du roi René est le premier prix littéraire indépendant de la ville d’Aix-en-Provence. Il a pour ambition de faire vivre les lettres vivantes dans la capitale de la Provence.


L’HÔTEL LA LOUISIANE - un sanctuaire au cœur de Saint-Germain-des-Prés(article in CERISE MAG Juin 2026)Au 60 rue de Sein...
17/06/2026

L’HÔTEL LA LOUISIANE - un sanctuaire au cœur de Saint-Germain-des-Prés
(article in CERISE MAG Juin 2026)

Au 60 rue de Seine, l’hôtel La Louisiane ne se contente pas d’habiter le quartier de Saint-Germain-des-Prés : il en est l’âme. Depuis deux siècles, cette escale indépendante veille à l’angle des rues de Seine et de Buci, au cœur de la bohème historique.
Propriété de la même famille depuis 1926, l’établissement de 60 chambres, traverse le temps avec une élégance rare, mêlant héritage immuable et rénovations subtiles. Passée l’imposante porte rouge, le visiteur est accueilli par des lambris de chêne où sont gravés les visages de ses illustres hôtes. De Rimbaud à Belmondo, de Picasso à Tarantino, sans oublier les accords de Pink Floyd ou de Frank Zappa, l’hôtel est un panthéon de la création mondiale.
Ici, les chambres respectent le cachet de l’ancien tout en offrant un confort moderne à prix juste.
Dormir à La Louisiane, c’est vivre une expérience germanopratine totale.
Si Juliette Gréco n’y chante plus, les murs murmurent encore les secrets des artistes qui y ont trouvé refuge. En 2026, l’établissement vibre d’une ferveur nouvelle, une saga d’ailleurs immortalisée par Julie Duchatel dans son roman Hôtel Louisiane (Michel Lafon).
Bienvenue là où l’on ne fait pas que dormir, mais où l’on entre dans l’histoire.

P.D. in CERISE MAG

Adieu Jean ZieglerMon cher Jean, voilà que tu rejoins Etienne Blanchot, dont le tableau est en arrière plan de la photo ...
16/06/2026

Adieu Jean Ziegler
Mon cher Jean, voilà que tu rejoins Etienne Blanchot, dont le tableau est en arrière plan de la photo de toi que nous publions pour te rendre hommage. Vous partagiez l'amour des monts du Jura, et cette sagesse issue de l'amour de la terre et de cette civilisation heureuse et romantique née sur les rives du Rhin. Vos discussions vont pouvoir reprendre quelque part là-haut, d'où vous observez ce Saint-Germain-des-Prés que vous aimiez tant.
Certaines voix traversent les décennies sans jamais s'assagir. Elles dérangent, interrogent, bousculent les certitudes et refusent obstinément les compromis avec l'ordre établi. Celle de Jean Ziegler était de celles-là.
Avec sa disparition, le 10 juin 2026 à l'âge de 92 ans, la Suisse perd l'un de ses intellectuels les plus influents, mais aussi l'un de ses critiques les plus tenaces. Le monde perd un combattant infatigable contre la faim, les inégalités et les injustices… et les banques, surtout suisses ! Ceux qui l'ont connu regrettent un homme dont l'énergie, la curiosité et la capacité d'indignation semblaient inépuisables.
Né à Thoune en 1934 dans une famille bourgeoise protestante, Jean Ziegler choisit très tôt le chemin de la dissidence intellectuelle. Les années parisiennes, les rencontres avec Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir – qui lui recommandent l’hôtel La Louisiane où ils ont vécu et forgés leur vision philosophie, puis celle, décisive, avec Ernesto Che Guevara à Genève, forgèrent une conscience politique qui ne le quitterait jamais. Toute sa vie, il demeura fidèle à une conviction simple : le monde pouvait être changé à condition de refuser la résignation.
Sociologue, professeur à l'Université de Genève et à la Sorbonne, écrivain traduit dans de nombreuses langues, député socialiste au Parlement suisse pendant près de trois décennies, rapporteur spécial des Nations unies pour le droit à l'alimentation, Jean Ziegler a consacré son existence à donner une voix à ceux qui n'en avaient pas.
Mais c'est sans doute dans son combat contre les puissances financières que son nom restera gravé dans l'histoire politique suisse. À une époque où peu osaient remettre en cause l'influence des banques et des grandes fortunes sur les institutions helvétiques, il dénonçait déjà les mécanismes de domination économique qui, selon lui, privaient la démocratie de sa substance. Ses ouvrages, devenus des références, s'attaquaient frontalement au secret bancaire, aux multinationales et à la concentration des pouvoirs financiers. Il considérait que la Suisse, derrière l'image paisible qu'elle projetait au monde, abritait l'un des centres névralgiques d'un système économique global dont il combattait les excès avec une détermination rarement démentie.
Ses prises de position lui valurent autant d'admirateurs que d'adversaires. Il fut parfois caricaturé, souvent attaqué, régulièrement contesté. Pourtant, jamais il ne renonça. Même lorsque l'âge avançait, même lorsque la maladie gagnait du terrain, il continuait d'écrire, de débattre, de transmettre. Jusqu'à ses derniers ouvrages, il appelait à ce qu'il nommait « l'insurrection des consciences ».
Pour beaucoup, Jean Ziegler fut la conscience critique de la Suisse contemporaine. Pour d'autres, il incarnait une forme de romantisme révolutionnaire devenue rare dans le paysage intellectuel européen. Tous s'accordaient néanmoins sur un point : il était impossible de rester indifférent à sa présence.
Derrière le personnage public existait aussi un homme profondément attaché à certains lieux qui nourrissaient sa réflexion. Parmi eux figurait l'Hôtel La Louisiane, à Paris. Depuis plus de quarante ans, Jean y revenait fidèlement, comme on retourne dans un refuge familier. Il aimait rappeler que cet hôtel, chargé de mémoire littéraire et artistique, constituait pour lui un port d'attache. Là, loin des tribunes officielles, des conférences internationales et des affrontements idéologiques, il retrouvait le calme nécessaire à la réflexion. Et sa chambre préférée pour écrire, encore et encore.
Il disait volontiers qu'il venait à La Louisiane pour « recharger ses batteries en esprit de résistance ». Cette formule lui ressemblait. Elle résumait à elle seule sa manière d'habiter le monde : toujours en éveil, toujours prêt à reprendre le combat, toujours convaincu que la pensée critique demeure une forme d'action.
Les murs de cet hôtel ont vu défiler des générations d'écrivains, d'artistes et d'esprits libres. Jean Ziegler y trouvait naturellement sa place. Il appartenait à cette famille d'intellectuels pour lesquels la culture n'est jamais un refuge confortable mais une arme contre l'injustice.
Aujourd'hui, alors que sa voix s'est tue, demeurent ses livres, ses discours, ses engagements et l'exemple d'une fidélité rare à ses convictions. Demeure également le souvenir d'un homme qui n'accepta jamais l'idée que la fatalité puisse gouverner le destin des peuples.
Jean Ziegler laisse derrière lui une œuvre considérable et une leçon de courage intellectuel. Dans un monde souvent tenté par le renoncement, il aura rappelé jusqu'à son dernier souffle que l'indignation est une vertu, que la solidarité est une exigence et que la résistance n'est jamais vaine.
À l’hôtel La Louisiane comme à Genève, dans les amphithéâtres universitaires comme dans les forums internationaux, dans les bibliothèques comme dans les consciences de ceux qu'il a inspirés, son souvenir continuera de vivre.
Et il n'est pas difficile d'imaginer qu'il aurait souri à cette idée : celle qu'un homme disparaît, mais que les combats qu'il a menés lui survivent.
Adieu, cher Jean Ziegler.
Ta voix fut celle des sans-voix. tes colères furent celles de la justice. Ta vie demeurera celle d'un homme libre.

Interview de Julie Duchatel sur "Hôtel Louisiane" in S-QuiveDans cette interview, Julie Duchatel revient sur la genèse, ...
14/06/2026

Interview de Julie Duchatel sur "Hôtel Louisiane" in S-Quive
Dans cette interview, Julie Duchatel revient sur la genèse, l'écriture et les thèmes de son roman « Hôtel Louisiane » , consacré à l'histoire de Marthe Blanchot et du mythique hôtel de Saint-Germain-des-Prés.
Un projet né d'une rencontre
Julie explique que son livre est né presque par hasard, lors d'une visite de l'Hôtel Louisiane pour une exposition organisée en 2019 par l’artiste Frank Perrin qui en est un grand ami. Julie y rencontre ainsi Xavier Blanchot, petit-fils de Marthe, qui lui raconte l'histoire familiale et lui permet de découvrir un lieu unique, préservé comme refuge pour les artistes et les voyageurs hors des sentiers battus plutôt que transformé en palace. Le message de Xavier Blanchot passe, Julie comprend que l’hôtel incarne une forme de résistance culturelle et humaine.
Un roman entre histoire et fiction
« Hôtel Louisiane » est d’abord une fresque historique sérieuse, nourrie d'archives, de témoignages et de recherches approfondies. L'auteure explique avoir travaillé entre cinq et sept ans sur ce projet. Son principal défi a été de transformer une masse documentaire considérable en véritable roman, en inventant des dialogues et des scènes tout en restant fidèle à la vérité, à la fois celle de l’Histoire mais aussi celle des émotions des personnages installés dans l’hôtel du 60 rue de Seine.
Marthe Blanchot, une héroïne discrète et moderne
Julie Duchatel décrit Marthe comme une femme profondément moderne mais sans discours militant. Arrivée à Paris à 13 ans comme femme de chambre, elle gravit les marches des responsabilités jusqu'à devenir l'âme de l'hôtel. Elle protège les plus fragiles, participe à la Résistance et traverse les épreuves avec humilité. Pour Julie Duchatel, Marthe est une « guerrière sans le savoir ».
L'Hôtel Louisiane, véritable personnage du récit
L'hôtel n'est pas seulement un décor : il devient le personnage principal du roman. Julie Duchatel a choisi de le personnifier, convaincue que Marthe entretient avec ce lieu une véritable histoire d'amour. L'hôtel apparaît comme un refuge, un lieu de mémoire et un symbole de liberté pour les artistes et les intellectuels de la rive gauche.
Des figures historiques revisitées
Le roman donne également une place importante à Simone de Beauvoir, au milieu d’autres figures existentialistes de Saint-Germain-des-Prés. Julie Duchatel s'intéresse moins à son image publique qu'à son mode de vie : son choix de vivre à l'hôtel, son refus des conventions bourgeoises et sa quête de liberté. L'auteure n'évite pas les zones d'ombre, notamment les questions liées à la Collaboration avec l’occupant à Paris, l’armée allemande et la sinistre Gestapo.
Mémoire, Résistance et émancipation
L'un des objectifs du roman est de remettre en lumière des femmes oubliées de l'Histoire, comme la résistante Madeleine Mazarin. Le livre montre que la Seconde Guerre mondiale a accéléré l'émancipation des femmes, thème incarné par le parcours de Marthe.
Un regard sur le présent
En décrivant la montée des extrêmes et les tensions de la fin de la IIIe République, l'auteure établit volontairement un parallèle avec notre époque. Elle souhaite rappeler que les dérives autoritaires peuvent s'installer progressivement et que la liberté n'est jamais acquise.
Le message du roman
Julie Duchatel espère que « Hôtel Louisiane » sera accueilli comme un hommage à la liberté, au débat d'idées et à la création artistique. Si Julie devait résumer son livre en un seul mot, ce serait : « Liberté ».

Source – pour lire l’interview :
https://www.s-quive.com/article/julie-duchatel-avec-hotel-louisiane-michel-lafon

Pour acheter le livre en ligne sur FNAC.Com :
https://www.fnac.com/a22190812/Julie-Duchatel-Hotel-Louisiane

Le leprechaun est venu s'installer à l'hôtel La Louisiane au pied d'un arc en ciel. Il n'a pas peur pour les pièces d'or...
13/06/2026

Le leprechaun est venu s'installer à l'hôtel La Louisiane au pied d'un arc en ciel. Il n'a pas peur pour les pièces d'or de son chaudron car il sait que La Louisiane est le secret le mieux caché de Saint-Germain-des-Prés. Ainsi, La Louisiane peut exaucer les 3 vœux de ses voyageurs.

Paris tarde à rentrer dans un été honnête et loyal, installant la confiance pour ceux qui ne comptent pas se ruer vers les plages. Ces dernières semaines rappelaient étrangement les climats tropicaux, alternant soleil et ondées, vents frais et micro-canicules.
Depuis le toit de l'hôtel La Louisiane, nous guettons la fin de cet intermède chaotique qui empêche les belles parisiennes comme les charmantes touristes de décider de leur garde-robe.
Mais voilà qu'un arc en ciel se déploie véritablement d'un bord à l'autre du toit, de la rue de Seine à la rue de Buci. C'est comme un sourire franc, ça fait du bien. Un rayon de soleil et nous oublions tout, les froideurs de janvier et les difficultés de l'existence. Sans photo, Pourrions-nous nous souvenir des neiges d'hiver ?
Les impressions que nous donnent le ciel sont toujours fugaces, c'est pour cela qu'il faut en profiter. Comme de l'été à Paris.

Shooting de Suzanne Lindon à l'Hotel La Louisiane  par Carole Bellaïche en 2023.Chambre 36, 71 et sur le toit    Saint G...
10/06/2026

Shooting de Suzanne Lindon à l'Hotel La Louisiane par Carole Bellaïche en 2023.
Chambre 36, 71 et sur le toit


Saint Germain des Pres fans

Hier se terminait le Marché de la Poésie, un beau moment à Saint-Germain-des-Prés, place Saint-Sulpice ! Des mots, des a...
08/06/2026

Hier se terminait le Marché de la Poésie, un beau moment à Saint-Germain-des-Prés, place Saint-Sulpice ! Des mots, des actes, des perceptions incendiant le réel, ou le mettant à nu... Des idées, des âmes qui se rencontrent et qui nourrissent nos espoirs !

J'en profite pour partager avec vous un brin de poésie.
Ce poème fait partie d'un livre qui s'intitule "Et vivre, ma f***e vagabonde" édité chez Unicité par François Mocaer sous le regard bienveillant de mon ami Eric Poindron.
Ce recueil existe depuis 2023, je publie ici quelques mots pour continuer à lui donner vie...
Fin 2025 naissait "Ce sapin plus heureux qu'une étoile", toujours chez Unicité.

Ps : Et vous, aimez-vous le roman "Thérèse Desqueyroux" l'empoisonneuse de François Mauriac, publié en 1927 (Grasset) ?

***
"En criminalité"

Cette troisième coulisse mène En-Bas
Contourner les vertus cardinales
Sans éveiller les doutes des vestales
Bruissements scrupuleux
Glissements de semelles
En discrétion, la voleuse s’échappe des décors vernis

Étrangère aux dorures
Plus solide que les vieux squelettes
Dont la morbide caresse agit trop

De la voleuse s’échappent des vapeurs de légèreté
Elles se déplacent en nuages informes

Sans sa couronne, ni grelots, ni pierres précieuses
Sans esprits
Ni même amour

Cerveau ailé
Vie de fêlée
Elle creuse un tunnel noir
À la verticale inversée
Sans que les transes et les danses ne puissent la contraindre
À l’avancée
Elle est une seule parmi les foules
L’ombre des néants
Piégée dans les filets des f***es
Et par l’envol d’épais fantômes

Oh les bavards
Ils sont glaçants de silence
Comme la rupture des blancs

À la dérobée, volé
Le couteau est au poing
Il est droit, il ne vacille pas
À l’image de ces pinceaux fébriles
Tristement propriété des âmes perdues
Ou propriétaires, d’ailleurs

Pendus aux mains des talentueux,
Ils s’effilochent, loin des admirateurs bruyants
Des claquements des mains frénétiques

Son arme, la sienne, est plus blanche qu’un moineau naïf
Sur les canines, les éclairs de violence luisent
Ses flammes libres rougeoient, infernales
S’oxygènent à la source des iris

Elle, à présent, sans frivolités, tenue par ses jambes
Ancrées
Dans la marre des vagabonds innocents

Elle avance, la peau tiède, vers les néants
De vie
Où l’air
Demeure étranger
À toute passion
Pourtant
Il guide
Sur le seuil des souvenirs
Dans l’antichambre des plus morbides
À l’entrée du bal, où quiconque plonge dans des eaux présentes, derrière de durs barreaux
Le dernier, le grand, le vrai, la ronde infinie

Y rient les bouches épaisses des silhouettes jais avec leur grand nez, et leurs plumes sur les couvre-chefs
Enveloppées de sombre mousseline aux nuances bleutées
L’on y danse, l’on y danse,
À deux, à plusieurs, en se tenant les mains

Pantin dévergondé
Tous sur le fil
Des reliures et de ses feuillets jaunis, passés

Une rive regarde l’autre, sa jumelle
La grande blessée demeure debout

Elle a tué ceux-ci et ces autres
Sans raisons
Et, elle empoisonnera, elle continuera
Le chiffre augmentera
Sans visions
Ni arguments
Pourquoi
Même le mari au souper y sera, la serviette en avalanche sur les poils dressés
Le coton rayé
Et cette triste diffusion de lumière
Un faux astre
Le pauvre repu de tant d’ennui
De potage salé
Cette image laide, usée
S’absente de tous les rêves sucrés
De ces tissages aux couleurs éclatantes qui se dissolvent au toucher

Même les robes brodées, en arabesques ondulantes
D’où s’échappent milles perles arc-en-ciel
Et toutes les pierres aux teintes sorbets acidulés
Sans oublier les diamants des belles idiotes

Ils brillent bien fort
Cette poudrière s’enflammera
Éclaboussera le couple
Ses contrefaçons

Mais aussi les landes farouches fortes à l’absorption des ardeurs
Des élans magiques

La sorcellerie moderne, c’est l’amour des fous
L’espoir des cambrures
Où se love la goutte cuivre brûlante

Par le cyanure, la ciguë, et ce mercurochrome pour panser la blessure éternelle sur les genoux des romantiques

Les filles
Près des feux
Leurs petits pieds
Qui marchent sur des cailloux-silex
Même pas mal

La liberté à la commissure des lèvres friandes
En sourire de lune croissante
Et cette chevelure d’Indienne
Brille, à faire frémir les reflets des eaux bouillonnantes
Sous les méridiens, protégée, près des rochers bruns
Des cœurs qui s’aiment

L’ennemi des vertus vivantes
À son symbole
Ce disque creux, inaudible, sourd
En dix-huit carats

Pour la cruauté, elle porte le barreau à même l’annuaire
Mais, heureusement
Il est Mort
Par le sang
L’immobilité l’a contaminé
Chacune des énergies s’est figée
Comme la cellule qui s’endort
Et cesse d’alimenter sa voisine, sa sœur complice
L’homme devient épouvantail,
Statue fragile
Oubliée au fond de l’atelier
Dans la cour, l’azur, près des pétales des fleurs

Où s’émeuvent les éphémères beautés
Héros, Coupable, Bambin
Qu’importe
Sa bouche se paralyse
S’ensuit un long silence
Plus vert que toutes les eaux narguant les îles
Et les cailloux dans les marres, à nos pieds
Le vieux galant mué en terre cuite

Quelle douceur d’en sourire
Et de le voir pour toujours
Sur la cheminée
Mon gnome
Il sera beau de t’aimer
De te plaindre surtout
Une minute seulement, après une danse endiablée
Autour des chaudrons
Bercée par la chansonnette aiguë des petites souris
Des rongeurs de l’invisible
Qui prirent le temps
Coûte que coûte
De tuer la princesse
Et de laisser ses dents
Trancher les sentiments-amis


Saint Germain des Pres

Rendez-vous... L’Irlande est l'invitée d’honneurdu 43e Marché de la Poésie !Jusqu'à dimanche 20h place Saint-Sulpice... ...
05/06/2026

Rendez-vous...
L’Irlande est l'invitée d’honneur
du 43e Marché de la Poésie !
Jusqu'à dimanche 20h place Saint-Sulpice...
Une délégation de 9 poétesses et poètes irlandais sera présente pour l’occasion : Cuàn de Búrca / Vona Groarke / Mícheál McCann / Eiléan Ní Chuilleanáin / Annemarie Ní Churreáin / Ailbhe Ní Ghearbhuigh / Mary Noonan / Leeanne Quinn / Stephen Sexton

D’autres événements (autour de Seamus Heaney, musique traditionnelle irlandaise…) auront lieu sur la scène du Marché mais également au Centre Culturel Irlandais (voir tous les détails dans le programme du 43e Marché et celui de la Périphérie du 43e Marché).

Marché de la Poésie
Saint Germain des Pres

RENDEZ-VOUS CE WEEK-END SUR LA PLACE DE SAINT-GERMAIN-DES-PRES pour cette 3e édition → 6 & 7 juin 2026 pour fêter le liv...
05/06/2026

RENDEZ-VOUS CE WEEK-END SUR LA PLACE DE SAINT-GERMAIN-DES-PRES pour cette 3e édition → 6 & 7 juin 2026 pour fêter le livre et plus largement la littérature : au programme, dédicaces, dictée géante, débats...

Sidonie Bonnec, Maryse Burgot, Adélaïde de Clermont-Tonnerre,
Sarah Chiche, Philippe Corbé, Michel Cymes, Olivier Delacroix,
Nicolas d’Estienne d’Orves, David Foenkinos, Éric Giacometti,
Marc Levy, Justine Lévy, Christine Ockrent, Jean-Michel Ribes,
Jean-Christophe Rufin, Bernard Werber...

Pas moins de 70 auteurs et autrices se réunissent sur la
place Saint-Germain-des-Prés pour un Salon gratuit et ouvert à tous, à la veille des départs estivaux. Avec plus de 4 000 visiteurs, 40 maisons d’édition et 70 écrivains réunis chaque année, le Salon du livre Saint-Germain-des-Prés revient les 6 et 7 juin prochains pour une troisième édition, au cœur même du poumon artistique du quartier littéraire de Paris, sur la mythique place de Saint-Germain-des-Prés.

Toujours sous l’impulsion de Carole Fernandez, le Salon du livre de Saint Germain-des-Prés « Des pages avant la plage », est devenu uen agréable escale avant le départ en vacances. Imaginez : prolonger le plaisir de lire en plein air, au cœur du Paris historique, tout en échangeant avec les plus grandes plumes d’aujourd’hui. Soutenu par les institutions mythiques et emblématiques du quartier — Les Deux Magots, Lipp, L’écume des Pages et Castel — ce rendez-vous fait revivre l’âme historique de la Rive Gauche.

Inspiré des grandes heures germanopratines des Deux Magots — où se croisaient Boris Vian, Simone de Beauvoir,
Jean-Paul Sartre ou Ernest Hemingway — un nouveau café littéraire s’installe face à l’établissement mythique pour
accueillir débats, conférences et rencontres de prestige. Rythmé par une programmation riche explorant tous les genres littéraires, l’événement adopte des allures de festival. Le Salon sera ainsi ponctué par des ateliers
participatifs — lecture, écriture, calligraphie ou encore dictée géante — spécialement conçus pour réunir et captiver
aussi bien les adultes que la jeunesse...

La Louisiane SSaint Germain des Pres DDes pages avant la plage

L’hôtel La Louisiane dans le livre « Hôtels littéraires, voyage autour de la Terre », (ed.2005)Par Nathalie H. de Saint ...
04/06/2026

L’hôtel La Louisiane dans le livre « Hôtels littéraires, voyage autour de la Terre », (ed.2005)
Par Nathalie H. de Saint Phalle

« Jamais aucun de mes abris ne s’étant tant approché de mes rêves » - Simone de Beauvoir

Dans son livre, « Hôtels littéraires, voyage autour de la terre », Nathalie H. De Saint Phalle, écrivaine, consacre quelques pages à l’hôtel La Louisiane. Elle y fait le récit de l’installation de Simone de Beauvoir et Jean Paul Sartre en octobre 1943. Ces deux grandes personnalités du monde des Lettres y avaient pris leurs habitudes : ils écrivaient, réfléchissaient, participant ainsi à l’effervescence intellectuelle de la Louisiane, mais aussi, ils se distrayaient sur la terrasse du 6e étage. Simone de Beauvoir écrivit : « Je ne supportais pas ces bains de chaleur contre la dureté du ciment mais, le soir, j’aimais m’asseoir là-haut, au-dessus des toits, pour lire et pour causer ». Et baigner au-dessus des toits de Paris.
Aussi, dans son livre, Nathalie H. de Saint Phalle raconte sa rencontre avec Albert Cossery (mort en 2008 à l’hôtel après plus de quarante ans de résidence).
« Il a choisi La Louisiane parce que des modèles et des actrices y vivaient alors (…), Il restera libre et léger, sans bagages, avec pour seul bien précieux le manuscrit en cours ».

Résumé du livre :
« D'Aden à Zurich, de l'Europe à l'Asie, des Amériques à l'Afrique, ce livre est un tour du monde des hôtels de la littérature. Réel ou fictif, palace, pension, auberge ou motel, l'hôtel a toujours occupé une place privilégiée dans l'imaginaire romanesque. Pour les écrivains comme pour leurs personnages, ce lieu de passage est le théâtre de tous les drames, de toutes les passions. On peut y trouver la mort comme Tchekhov ou Lautréamont, la passion comme Apollinaire et Lou, ou Lo**ta, des fantômes comme Julien Green ou Yeats, des voleurs comme Maïakovski ou Zweig...
Plus qu'une simple évocation des lieux, c'est à un voyage en littérature que nous convie Nathalie H. de Saint Phalle. Une promenade sur plus de deux siècles, aux accents parfois nostalgiques ou drôles, un parcours sans fin que chacun pourra prolonger à sa guise ».

Eros en Feu, son avis de lecteur
« L’homme est un esprit voyageur tissu à l'intérieur de la Grande Chrysalide du Monde. Son miroir subliminal et son arcane, c'est la métamorphose, un rite de passage. L'hôtel est l'image même de ce processus, le lieu par excellence où la vie se déroule dans toutes ses facettes. Un mouvement perpétuel de papillons monarques où les verbes Voyager et Voguer n'en font qu'un ! Hit the Road ! Aux Caravansérails de l'Inconnu ! »

Adresse

60, Rue De Seine
Paris
75006

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