Hikissin

Hikissin Cuisine Afro-fusion
Spécialiste des Cocktails et Repas
Particuliers & Entreprises
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☎️ 06 58 15 93 22 Notre cuisine est une proposition fusionnée de la gastronomie française et africaine. L’idée, c’est de vous raconter une histoire, de vous faire voyager en prenant le temps d’apprécier une scénographie culinaire colorée, généreuse et savoureuse.

13/07/2026

SAMEDI 12 JUIN 2027 - PARIS
Édition inaugurale KILOMBO

Tous les traiteurs n'offrent pas la même expérience.


www.hikissintraiteur.com

Nous voici au terme de cette série consacrée à une distinction essentielle : la différence entre le métier de traiteur.....
09/07/2026

Nous voici au terme de cette série consacrée à une distinction essentielle : la différence entre le métier de traiteur... et l'entrepreneuriat.

Pendant plusieurs semaines, je vous ai ouvert les coulisses de la création d'Hikissin Traiteur.

Je vous ai partagé mes réussites. Mais aussi mes erreurs et, bien évidemment les décisions que je ne reprendrais plus.

Je vous ai partagé aussi les croyances qui m'ont fait perdre du temps, de l'argent et parfois de la confiance.

Au fond, cette série est le résumé des huit vérités que j'aurais aimé entendre avant de créer mon entreprise.

Lorsque je l'ai commencée, je ne savais pas exactement où elle me mènerait.

Je savais seulement qu'il existait un décalage entre ce que l'on raconte sur le métier de traiteur... et la réalité.

Non pas parce que certains veulent garder leurs secrets.

Mais parce que certaines leçons ne peuvent être comprises qu'après les avoir vécues.

Aujourd'hui, je peux résumer plusieurs années d'expérience en une seule phrase.

Le métier de traiteur n'est pas de savoir cuisiner.

Oui, vous avez bien lu.

La cuisine est un prérequis.

Personne ne vous paiera parce que vous savez cuire un œuf, réussir une viande, assaisonner une sauce ou dresser une belle assiette.

Vos clients partiront du principe que vous maîtrisez déjà ces bases.

La véritable question qu'ils se posent est tout autre.

« Puis-je lui confier mon événement avec la certitude que tout sera parfaitement maîtrisé ? »

À partir de cet instant, la cuisine passe au second plan.

Ce que votre client évalue réellement, c'est votre capacité à le rassurer.

Votre organisation.
Votre méthode.
Votre anticipation.
Votre communication.
Votre gestion des imprévus.
Votre capacité à protéger son image.

Votre aptitude à faire en sorte que, le jour J, il profite pleinement de son événement pendant que vous prenez en charge tout le reste.

C'est cela, le véritable métier de traiteur.

Et c'est précisément là que commence l'entrepreneuriat.

J'ai mis plusieurs années à le comprendre.

Au début, Hikissin Traiteur proposait déjà de bons produits.

Les dégustations plaisaient. Les photos donnaient envie. Les vidéos suscitaient des réactions positives.

Pourtant, quelque chose ne fonctionnait pas.

Je répondais à une question que personne ne se posait :

« Que cuisinez-vous ? »

Alors que mes clients cherchaient une réponse à une tout autre question :

« Pourquoi devrais-je vous faire confiance ? »

Je vendais une cuisine. Eux cherchaient une certitude.

Ils achetaient de la tranquillité. De la maîtrise. De la fiabilité.

Avec le recul, j'ai compris une autre réalité.

Une innovation n'a de valeur que si le marché comprend immédiatement ce qu'elle lui apporte.

Lorsqu'on crée une entreprise, l'objectif n'est donc pas d'être différent à tout prix.

L'objectif est d'être compris. Être admiré viendra ensuite.

Aujourd'hui, Hikissin Traiteur ne vend plus seulement une cuisine gastronomique Afro-fusion.

Nous faisons une promesse.

La promesse qu'un dirigeant, une entreprise, une institution ou un particulier pourra vivre son événement avec sérénité.

La promesse que chaque détail aura été anticipé.

Que chaque décision importante aura été préparée.

Que chaque imprévu trouvera une solution.

Et que son image sera protégée du premier échange jusqu'au départ du dernier invité.

C'est la raison pour laquelle nous ne souhaitons plus être choisis simplement pour « faire à manger ».

Des cuisiniers compétents, il en existe beaucoup.

Notre métier est ailleurs.

Nous concevons, organisons et sécurisons une expérience gastronomique au service de la réussite d'un événement.

Voilà la différence entre exercer un métier... et construire une entreprise.

Si vous avez suivi cette série jusqu'ici, c'est peut-être parce que vous souhaitez créer votre activité de traiteur.

Ou peut-être parce que vous êtes déjà entrepreneur et que vous sentez que votre entreprise peut aller beaucoup plus loin.

Alors j'aimerais vous faire gagner plusieurs années.

Je prépare actuellement une formation.

Elle ne vous apprendra pas à cuisiner.

Elle vous apprendra à bâtir une entreprise que le marché comprend, à laquelle il fait confiance et qu'il choisit.

Vous apprendrez à construire votre positionnement.

À trouver vos premiers clients.
À structurer votre activité.
À éviter les erreurs qui coûtent le plus cher.
Et surtout, à créer une entreprise capable de durer.

Merci d'avoir suivi cette série. Merci pour vos commentaires. Merci pour vos questions.

Merci pour vos désaccords aussi.

Ils ont nourri ma réflexion et enrichi chacun des épisodes.

Je terminerai avec une seule question.

Pensez-vous qu'il suffit d'être un excellent cuisinier pour réussir comme traiteur... ou pensez-vous qu'il faut avant tout devenir un véritable entrepreneur ?

Je serai heureux de lire votre réponse en commentaire.


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Si je pouvais revenir en arrière, je ne changerais pas tout. Je changerais uniquement les décisions mal anticipées. Cell...
26/06/2026

Si je pouvais revenir en arrière, je ne changerais pas tout. Je changerais uniquement les décisions mal anticipées. Celles qui m'ont coûté le plus cher.

Quand j'ai créé Hikissin Traiteur, je pensais que le plus important était de savoir "bien" cuisiner.
Je me trompais.

Le plus difficile n'était pas de produire.
Le plus difficile était de construire une entreprise que les clients choisissent de faire vivre.

Avec le recul, je retiens deux leçons.

La première : ne créez pas une entreprise avant d'avoir vérifié que des personnes sont réellement prêtes à payer pour ce que vous proposez.

La seconde : le bouche-à-oreille est une belle récompense, mais ce n'est pas un modèle économique.

Pendant plusieurs années, j'ai appris ces leçons sur le terrain. Aujourd'hui, si je les partage, ce n'est pas pour raconter mon histoire.

C'est pour éviter à un autre porteur de projet de commettre les mêmes erreurs.

Et vous : quelle est la leçon que votre expérience vous a apprise, souvent un peu trop t**d ?
Dites-le en commentaire.

Rendez-vous jeudi prochain pour le dernier épisode.

"Tu cuisines bien. Et si c'était le début de quelque chose ?"



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Post 7Depuis le début de cette série, je vous ai parlé d'erreurs de méthode, de coûts mal structurés, d'un concept incom...
19/06/2026

Post 7

Depuis le début de cette série, je vous ai parlé d'erreurs de méthode, de coûts mal structurés, d'un concept incompris.

Toutes ces erreurs ont un point commun. Elles sont arrivées parce que je construisais sur de l'aléatoire.

Le bouche-à-oreille en est l'exemple le plus parlant.
Au démarrage d'Hikissin Traiteur, les clients se sont enchaînés. Le bouche-à-oreille fonctionnait.
Les recommandations arrivaient.

En parallèle, je distribuais des prospectus. Je construisais mon branding sur les réseaux sociaux. Tout semblait aller dans la bonne direction. J'ai cru que ça allait continuer encore longtemps.

C'est là que l'erreur se cachait.

Le bouche-à-oreille ne se pilote pas.
Il ne se programme pas.
Il ne s'anticipe pas.
Il arrive quand il arrive.
Et quand il s'arrête, il ne prévient pas.

Au début, je confondais : une dynamique de démarrage avec un modèle d'acquisition.

Ce n'est pas la même chose. Il y a eu des périodes creuses. Des semaines sans commande.
Sans savoir pourquoi les clients étaient là avant et pourquoi ils n'étaient plus là. Sans savoir sur quoi agir. C'est le prix de l'absence de système.

Mon seul système de relation client à l'époque ?
Un message de remerciement après chaque commande. Et une proposition pour les prochains événements.

C'est un bon réflexe humain. Ce n'est pas un système commercial.

Un message de remerciement fidélise l'émotion. Il ne génère pas de commande. Je ne savais pas d'où venaient mes clients. Je ne traçais pas l'origine de mes commandes.

Bouche-à-oreille, prospectus, réseaux sociaux. Tout arrivait dans le même sac. Sans savoir ce qui fonctionnait vraiment. Sans savoir sur quoi investir mon énergie.

Aujourd'hui, la situation est différente. Mes clients viennent essentiellement des réseaux sociaux et de mon site internet.

Le bouche-à-oreille est devenu marginal.
Ce n'est pas une mauvaise nouvelle.
C'est la preuve que j'ai construit quelque chose de reproductible. Quelque chose qui ne dépend plus d'une chance.

J'ai mis en place un outil de prospection automatisé. Un système qui identifie les prospects, les contacte, les suit. Sans que je doive tout faire manuellement.

Ce n'est pas de la magie. C'est de l'organisation.
Et parmi tous les réseaux, c'est Facebook qui génère le plus de commandes. Pas LinkedIn.
Parce que mon client décideur ne cherche pas un traiteur sur LinkedIn (Je l'ai compris t**d).
Il cherche une inspiration, une recommandation, une preuve sociale. Et c'est sur Facebook qu'il la trouve.

Connaître son client, c'est aussi savoir où il vit en ligne.

La leçon :
Le bouche-à-oreille vous dit que votre produit est bon. Il ne vous dit pas comment trouver votre prochain client. Pour ça, il vous faut un système.
Un système qui identifie vos clients.
Un système qui les capte.
Un système qui les convertit.
Sans système, vous ne pilotez pas votre activité.
Vous espérez.

Et toi : est-ce que tu sais aujourd'hui d'où viennent tes clients ?
Dis-le en commentaire.


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Post 6La semaine dernière, je vous parlais des barrières à l'entrée d'un concept innovant.Aujourd'hui, nous parlons d'un...
11/06/2026

Post 6

La semaine dernière, je vous parlais des barrières à l'entrée d'un concept innovant.

Aujourd'hui, nous parlons d'une erreur plus silencieuse. Celle qui ne fait pas de bruit. Celle qui grignote tout, lentement, sans que vous vous en rendiez compte.

Pendant un an, j'ai travaillé sans comprendre que mon modèle économique ne tenait pas. Pas par négligence. Par absence d'outils. Par manque de formation sur ce que coûte vraiment une prestation traiteur.

C'est mon compte bancaire qui me l'a très vite expliqué. Pas un comptable. Pas un bilan formel.
Mon compte bancaire.

Ce que j'ai découvert :
J'achetais très cher ma matière première. J'achetais beaucoup trop, par peur de manquer. Et je vendais au prix du marché. L'écart entre les deux grignotait tout. Mes marges. Mon temps. Mon énergie.

La peur de manquer coûte souvent plus cher que le manque lui-même.

Le problème n'était pas mon prix de vente. C'était mon prix d'achat. Mes fournisseurs facturaient la TVA. Je ne pouvais pas la récupérer. Je payais plein pot sur chaque achat, sans pouvoir la répercuter dans mes prix.

C'est un désavantage structurel réel pour les TPE que personne n'explique au démarrage.

Et même si cela est expliqué, c'est l'expérience terrain qui vous l'imprime mieux.

Et il y avait un deuxième problème, encore plus difficile à résoudre.

L'adéquation entre les achats de matières premières, le volume de production et la récurrence client.

Acheter trop équivalait à perdre des denrées.
Acheter trop peu équivalait à ne pas pouvoir répondre à toutes les commandes.

Sans clients récurrents et stables, impossible de calibrer ses volumes. C'est le triangle infernal de tout traiteur débutant.

Pendant trois ans, je me suis remis en question en permanence. Trois ans sans me payer correctement. Avec une peur qui ne partait pas.

Pas la peur d'échouer. La peur de ne pas pouvoir réussir. La peur de ne pas pouvoir continuer.

J'aurais pu abandonner.
J'ai cherché une solution.
La première décision : changer de région. Quitter Rouen pour l'Île-de-France.

Pas pour fuir.
Pour résoudre le principal problème structurel qui plombait mon entreprise. Trouver des fournisseurs adaptés à ma réalité de production.

La deuxième décision : changer de fournisseurs. Abandonner les grands grossistes inadaptés aux TPE. Trouver des fournisseurs plus petits, flexibles, capables de s'adapter à mes différents volumes de production.

La troisième décision : revaloriser mes prix. Pas pour faire fuir mes clients. Pour attirer ceux de ma cible.

Quand je suis arrivé en Île-de-France, j'ai gagné en confiance. J'ai aussitôt gagné plusieurs clients. Des clients différents. Des clients qui comprennent ce qu'ils payaient.

Et pourquoi.
La leçon :
Un prix juste ne suffit pas. Il faut un prix construit.
Construit sur les vrais coûts. Les achats. La TVA. Le transport. Le personnel. Le temps. La marge. Et votre propre rémunération.

Parce qu'un entrepreneur qui ne se paie pas finance les événements de ses clients avec son propre argent.

Et toi : est-ce que tu sais exactement ce que te coûte une heure de travail ?

Dis-le en commentaire.


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La semaine dernière, je vous parlais de la CCI, d'une méthode bien rodée et d'un accompagnement insuffisant.Aujourd'hui,...
04/06/2026

La semaine dernière, je vous parlais de la CCI, d'une méthode bien rodée et d'un accompagnement insuffisant.

Aujourd'hui, nous parlons d'une erreur différente.
Celle qu'on commet quand on est convaincu d'avoir raison.

Hikissin Traiteur est une maison culinaire afro-fusion qui célèbre, avec la même dignité, les cuisines du monde autour d'une table généreuse, humaine et gastronomique. C'est ma définition.

Elle est précise. Elle est juste. Elle est sincère.
Africain. Fusion. Gastronomique.

Au début, ensemble, ces trois mots créaient une incompréhension immédiate.

Quelqu'un m'a dit un jour : "la cuisine gastronomique ne rassasie pas." D'autres s'étonnaient qu'on prétende à une cuisine gourmande, généreuse et présentée en fin dressage. Certains contestaient. Beaucoup s'étonnaient. Personne ne disait non franchement.
Mais personne ne signait non plus.

Au-delà du préjugé, il y avait quelque chose de plus viscéral. Les gens n'avaient pas seulement des idées reçues sur la gastronomie africaine.
Ils avaient une peur profonde de ce qu'ils n'avaient jamais expérimenté. Une résistance à ce qui bousculait leur cadre de référence. Ce qu'ils connaissaient. Ce qu'ils avaient toujours mangé. Ce qui définissait pour eux ce qu'est la bonne cuisine.

Quand on touche à ça, les réactions ne sont pas toujours polies. Certains commentaires étaient violents.
Pas de la mauvaise foi.
Pas de l'ignorance.
De la peur. La peur de ce qu'on ne comprend pas encore.

Les gens n'avaient pas peur de ma cuisine.
Ils avaient peur de ce qu'ils n'avaient jamais osé goûter.

Avec le recul, j'ai identifié trois barrières à l'entrée.

La première : L'idée profondément ancrée que la cuisine africaine ne peut pas être gastronomique.
Que le raffinement, le dressage, la précision technique ne font pas partie de cet univers culinaire.
C'est faux. Mais c'est profondément ancré.

La deuxième : la résistance à la gastronomie en général.
L'idée que la gastronomie, c'est de petites portions, des prix inaccessibles et une expérience réservée à une élite. Mon concept promettait une table généreuse ET gastronomique.
Beaucoup ne croyaient pas que les deux pouvaient coexister.

La troisième : ce que j'appelais le prix.
Mais avec le recul, je reformulerais différemment.
Il n'y a rien qui est cher. Le prix n'est pas une variable d'ajustement. C'est l'intérêt, l'émotion connectée à l'offre qui est la variable d'ajustement.
Les gens sont prêts à payer le prix de mon offre quand deux choses sont réunies : la compréhension de ce qu'ils vont vivre, et l'émotion connectée à cette promesse. Quand ces deux choses manquent, tout prix semble trop élevé.
Quand elles sont présentes, le prix devient secondaire.

C'est pourquoi j'ai travaillé à aller chercher une clientèle qui comprend les codes et l'énergie du premium.

La question n'était pas l'Afro-fusion.

C'était la connexion avec mon offre.
J'ai passé trois ans à faire de la pédagogie.
Trois ans à expliquer avant de vendre.
Trois ans à convaincre avant de signer.
Ce que je n'avais pas compris dès le départ :
Le problème n'était pas mon concept.
C'était la barrière à l'entrée.
Ceux qui sautaient le pas étaient conquis.
Au moment du service : "Whoua !"
Pas de déception. Jamais. L'étonnement de ceux qui avaient osé dépasser leurs résistances.

Alors j'ai changé d'approche.
Pas le concept.
La façon d'y entrer.
Hikissin Traiteur ne promet plus de vendre de bons plats afro-fusion raffinés.
Il promet un service, une expérience logistique et gastronomique. Une transformation d'événement.
Du temps gagné. De la liberté retrouvée.

Le site internet donne le ton dès la page d'accueil.
Deux chemins possibles : estimer son événement en deux minutes, ou échanger directement avec le Chef. Deux chemins qui ne conduisent pas au même endroit.

L'un produit un devis comme base de discussion.
L'autre permet d'approfondir, de clarifier, d'éclaircir le besoin.

Ce parcours fait aujourd'hui ce que je faisais seul pendant trois ans. Il explique. Il rassure. Il filtre.
Et il me permet de consacrer mon énergie à ceux qui sont prêts.

Je ne perds plus de temps à expliquer mon concept. Je ne perds plus de temps avec des prospects qui discutent mes prix.

Le concept n'était pas le problème. La séquence l'était.

Innover avant d'avoir installé la confiance, c'est mettre la charrue avant les boeufs.

La confiance se construit sur le familier.
On innove mieux quand on a déjà gagné la confiance de son marché.

C'est pourquoi j'encourage ceux qui se lancent à développer et améliorer ce qui existe déjà avant d'introduire de nouveaux concepts.
Pas pour renoncer à l'innovation.
Pour la mériter.

La leçon :
Innover sans préparer le terrain, c'est parler une langue que personne n'a encore apprise.

L'innovation se mérite.
Elle ne se décrète pas au démarrage.





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On m'a dit d'aller à la CCI.J'y suis allé.Ça n'a pas suffi.La semaine dernière, je vous parlais de mon premier client, d...
28/05/2026

On m'a dit d'aller à la CCI.
J'y suis allé.
Ça n'a pas suffi.

La semaine dernière, je vous parlais de mon premier client, d'un devis mal construit et d'une perte financière dès le début de mon activité.

Aujourd'hui, revenons à la création d'Hikissin Traiteur. Au moment où je cherchais du conseil et de l'accompagnement.

On m'avait indiqué la CCI comme étant la réponse évidente à mes questions. C'est aussi ce qu'on dit encore aujourd'hui à tous les créateurs.

Allez à la CCI. Ils sont là pour ça. J'y suis allé.
D'abord en accueil libre. Puis plusieurs rendez-vous se sont suivis. Ensuite une formation collective ; plusieurs créateurs autour de la même table, avec des moments de suivi personnalisé.

Les échanges étaient cordiaux. Les intervenants étaient disponibles. La méthode était rodée.
Et c'est précisément là que le problème se cachait.

La méthode.
On m'a expliqué les différents statuts d'entreprise.
Les relations avec l'URSSAF. Les relations avec les impôts. Les obligations administratives d'un créateur. C'est utile. Mais ce n'est pas suffisant.

Ce qu'on n'a presque pas abordé : c'est la construction et la validation d'un marché. On nous a demandé de faire une étude de marché et d'en interpréter les données.

C'est un exercice utile.
Mais interpréter des données sans expérience terrain, c'est lire une carte sans savoir comment ça marche.

Personne ne nous a expliqué comment transformer ces données en décision concrète.
Faut-il lancer ? Pivoter ? Attendre ?

La méthode s'arrêtait à l'analyse.
Elle ne disait pas quoi faire ensuite.

Elle ne répondait pas aux vraies questions : est-ce que mon projet répond à une demande réelle ?Est-ce que quelqu'un est prêt à payer pour ce que je propose ? Est-ce que mon offre est lisible pour quelqu'un qui ne me connaît pas ?

Ces questions, je les ai posées.
Chaque réponse appelait d'autres questions.

Les contraintes de temps ne permettaient pas de les traiter.

J'ai continué jusqu'à la fin de l'accompagnement.
Avec le sentiment persistant que quelque chose d'essentiel n'avait pas été couvert.

Ce qui m'a manqué n'était pas dans la méthode.
C'était quelqu'un de confiance, qui aurait pris le temps de m'écouter, d'évaluer la pertinence de mes questions, et de me dire franchement si mon projet tenait la route. Pas un intervenant qui applique un programme, mais un interlocuteur qui comprend ce que je voulais construire.

J'aurais voulu des témoignages de créateurs.
Des réussites et des échecs comme ingrédients.
Des cas concrets de problèmes résolus.
Pas une méthode validée par une institution.
Une expérience transmise par quelqu'un qui l'avait vécue.

J'aurais voulu faire la rencontre d'un mentor.
Il y a tellement de choses à appréhender... lors de la création d'une entreprise.

La leçon que j'en tire aujourd'hui :
La CCI forme des créateurs à gérer une entreprise.
Elle ne forme pas à vérifier qu'une entreprise mérite d'être créée.

Ce n'est pas la même chose.

Ce qu'on ne m'a pas dit, c'est qu'il existait des façons de tester mon marché avant de formaliser complètement. Ils existent des dispositifs légers, accessibles, qui permettent de valider une demande réelle sans supporter le poids d'une structure constituée.

Je ne les connaissais pas. Personne ne m'en avait parlé.






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La semaine dernière, je vous parlais de l'erreur de formaliser la création de son entreprise avant de valider son marché...
21/05/2026

La semaine dernière, je vous parlais de l'erreur de formaliser la création de son entreprise avant de valider son marché.

Aujourd'hui, nous parlons de l'erreur d'après. Celle qui arrive quand le premier client se présente.

Un client satisfait. Une prestation réussie. Et une perte financière. C'est possible.

Je l'ai vécu.

Mon premier client m'a coûté plus qu'il ne m'a rapporté.

Parce que je n'avais pas structuré mes coûts correctement.

La demande est très rapidement arrivée après une rencontre amicale et professionnelle. Quelqu'un avait goûté ma cuisine, et l'ami en question en avait entendu parler.

Il avait besoin d'un traiteur pour un déjeuner d'entreprise, et surtout, il tenait à m'encourager dans mon activité.

Quelques personnes invitées pour un menu en trois temps : entrée, plat, dessert.

J'ai établi un devis à 75€ par couvert. Pas à partir de mes coûts réels. À partir de ce que j'avais l'habitude de dépenser au restaurant. C'était ma référence. Ce n'était pas la bonne.

Le prix au restaurant intègre la récurrence de la fréquentation, la marge du restaurateur, son loyer, sa masse salariale, ses charges fixes ; ce n'était pas mon cas.

Depuis, j'ai appris à fixer le prix d'une prestation traiteur.

Le restaurant et le traiteur n'ont pas les mêmes charges.

Comparer les deux, c'est se tromper de boussole.
Sur le papier, tout tenait. Dans les faits, rien n'était exact. Pas parce que j'avais mal calculé. Parce que je n'avais pas les bons chiffres pour calculer.

Mes coûts d'achat matière première, entre autres, n'étaient pas adaptés à la taille de mon entreprise.
Le devis était construit sur des estimations, pas sur des coûts réels.

Il y a une différence entre estimer et calculer. Je l'ai apprise à mes dépens.

La veille, mise en place complète. Seul. Méthodiquement. Le jour J, j'ai commencé à 7h.

Pour le service, deux personnes de confiance : du personnel amical et familial.

La prestation devait être livrée à 12h30. Ce fut le cas. Le client était impressionné. Très très satisfait.

Ce soir-là, en faisant mes comptes, j'ai compris que je n'avais pas gagné d'argent.

J'en avais perdu.

Pas à cause du prix. À cause d'une structuration incomplète des coûts.

Ce que je n'avais pas intégré dans mon devis :
Les matières premières, calculées à l'euro près, pas à l'estimation. Le transport : aller et retour, chargement, déchargement. L'amortissement du matériel. Le personnel d'appoint : deux personnes pour le service, non intégrées dans le prix. Ma propre rémunération ainsi que mes marges.

Un chef qui ne se paie pas ne dirige pas une entreprise. Il fait du bénévolat.

Et sur le personnel d'appoint, un point que nombreux négligent au démarrage : En France, toute personne rémunérée pour un travail doit être déclarée, même un ami, même un membre de la famille. CESU, contrat occasionnel : les solutions existent et sont simples à mettre en œuvre.

Ne pas le faire expose à des risques sociaux et fiscaux que peu de créateurs mesurent au démarrage.

Ce soir-là, j'ai fait un débriefing. Pas pour me lamenter, mais pour comprendre la leçon.

Un devis sans structuration complète des coûts n'est pas un devis. C'est une promesse qu'on se fait à soi-même, et qu'on ne peut pas tenir.

Le client était ravi. Moi, amèrement, j'avais appris la leçon la plus chère de mon démarrage.

Ce soir-là, j'aurais pu décider que ce métier n'était pas pour moi. J'ai décidé que ce métier méritait que je le comprenne mieux.

Fixer son prix à partir de ce qu'on paie au restaurant, c'est construire son modèle économique sur les coûts de quelqu'un d'autre.

Et toi : est-ce que tu as déjà eu peur de ne pas savoir fixer ton prix ?

Est-ce que tu as déjà livré une prestation sans savoir exactement ce qu'elle t'avait coûté ?

Dans les deux cas, dis-le en commentaire.

Rendez-vous jeudi prochain pour l'épisode 3.
"On m'a dit d'aller à la CCI. J'y suis allé. Ça n'a pas suffi."


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J'ai lancé mon entreprise traiteur en pleine période de Covid.Pas après. Pas quand les choses se sont calmées.Pendant.Ma...
14/05/2026

J'ai lancé mon entreprise traiteur en pleine période de Covid.

Pas après. Pas quand les choses se sont calmées.
Pendant.

Mais l'histoire commence avant. Bien avant.

Le 16 mars 2020, toute la France attend. Nous aussi, en famille, devant la télévision. Rendez-vous avait été pris. Le Président allait parler.

Ce jour-là, j'ai un projet restaurant très avancé. J'avais visité beaucoup de locaux. J'avais trouvé le bon ; un bel emplacement, à l'angle d'une rue passante. Le genre d'adresse qu'on ne lâche pas facilement.

Compromis de vente signé. Cabinet d'expertise comptable engagé. Banque partante.

Et puis l'annonce. Le choc. L'inquiétude.

Ces deux mots résument exactement ce que j'ai ressenti ce jour-là. L'instant d'un discours, après quelques mots, tout s'arrête.

Pas parce que mon projet restaurant était mauvais. Parce que le monde venait de changer brutalement de règles.

Il a fallu tout arrêter.

Les jours qui ont suivi ont été des jours de réflexion. J'en ai parlé avec mon entourage.
J'ai pesé. J'ai hésité. J'ai cherché.

Et pendant ce temps, pour ne pas perdre la main, pour ne pas me laisser engloutir par l'incertitude, j'ai fait ce que je sais faire. J'ai cuisiné. Tous les jours.

De nouvelles recettes. De nouveaux essais. De nouveaux dressages.

Ma famille goûtait. Quelques amis aussi. Chacun donnait son avis. Redemandait. Je ne me voyais pas faire autrement.

C'est dans cette période, entre le choc du 16 mars et les semaines qui ont suivi, que la décision s'est imposée à moi.

Pivoter.

Garder le volet traiteur du projet restaurant.
Réduire le périmètre et la voilure. Revoir les ambitions à court terme et construire quelque chose de viable dans un contexte que personne n'avait anticipé.

Hikissin Traiteur a officiellement démarré ses activités en janvier 2021.

Mais la première erreur que personne ne te dit ; même dans un pivot intelligent, je l'ai quand même commise.

J'avais revu et défini mon statut juridique.
Ma famille avait validé ma cuisine.
Mais pas encore un marché validé.
Pas encore un client testé.
Pas encore une demande confirmée.

La famille et/ou les amis valident. Ils encouragent. Ils redemandent.

Le marché, lui, ne vous doit rien !
Je répéte : le marché ne te doit rien !

Créer son entreprise avant d'avoir vérifié que quelqu'un, en dehors de votre cercle proche, est prêt à payer pour ce que vous proposez : c'est construire une maison sur un terrain qu'on n'a pas encore inspecté.

Dans mon cas, le terrain était sous couvre-feu.

Avec le recul, dans ce contexte précis, qu'est-ce qu'il aurait fallu faire ?

Deux honnêtes hypothèses.
La première : utiliser le temps du confinement autrement.
On ne pouvait pas vendre librement.
Les restrictions sanitaires l'interdisaient. Mais on pouvait se projeter.

Recueillir des intentions d'achat ; plus que les compliments, des réponses à une question précise :
"Tu paierais combien pour ça ? Tu commanderais pour quelle occasion ?"

Constituer une liste de personnes prêtes à commander dès que ce serait possible.

Pas un marché. Mais une intention de marché.
Ce n'est pas la même chose. Mais c'est déjà quelque chose.

La deuxième hypothèse : ne pas formaliser trop tôt.

Janvier 2021 : couvre-feu, rassemblements interdits, restaurants fermés.

Mon marché : le traiteur événementiel était encore paralysé.

Formaliser dans ce contexte, c'était créer des obligations financières et administratives réelles sur un marché qui n'existait pas encore.

Attendre la première fenêtre de réouverture en mai 2021 pour tester d'abord. (Attendre le mois de mai, c'est un commentaire d'après match... puisque personne ne pouvait prévoir que cette fenêtre s'ouvrirait.). Puis formaliser.

Le marché avant le statut.
Même quand le contexte complique tout.

Ces deux hypothèses ont une limite commune :
Elles supposent un pouvoir de divination (de lucidité avancée) que personne n'avait vraiment en janvier 2021.

Nous étions tous dans l'incertitude totale.

C'est ça aussi, la vérité de cette période.

Et toi : à quoi penses-tu aujourd'hui pour te lancer ?

Est-ce que ma première erreur te fait réfléchir ?

Donne ton avis en commentaire.

Rendez-vous jeudi prochain pour l'épisode 2.

"Comment j'ai trouvé mon premier client et comment je m'en suis sorti ?"





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Avant de lancer Hikissin Traiteur, j'aurais voulu que quelqu'un me parle franchement. Que quelqu'un prenne le temps de m...
10/05/2026

Avant de lancer Hikissin Traiteur, j'aurais voulu que quelqu'un me parle franchement. Que quelqu'un prenne le temps de m'expliquer ce dans quoi je m'apprêtais à entrer.

Personne ne l'a fait.
Alors je vais le faire pour vous.

Ce contenu s'adresse à ceux qui ont un savoir-faire culinaire reconnu par la famille, par des clients, par des pairs et qui se demandent si c'est suffisant pour s'installer comme traiteur.

La réponse courte : non.
La réponse longue : c'est ce que je vais partager avec vous.

Si vous n'êtes pas en train de préparer votre projet traiteur, vous connaissez forcément quelqu'un qui y pense. Partagez-lui ce contenu.

Pendant 8 semaines, j'ouvre les coulisses de la construction d'Hikissin Traiteur : comment tout a commencé, ce qui n'a pas fonctionné, ce que je comprends aujourd'hui que je ne comprenais pas alors.

Pas de recettes.
Pas de visuels.
Pas d'événements mis en scène.

Des faits. Des ordres de grandeur réels, pas de fausses moyennes. Des marges, des charges, la TVA, les coûts matières, les coûts événementiels.

Mes rapports avec les institutions : URSSAF, chambre de commerce (CCI), administrations fiscales.
Des leçons concrètes.

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Rendez-vous jeudi 14 mai à 16h20



www.hikissintraiteur.com

Adresse

5, Avenue De Bourgogne
Massy
91300

Heures d'ouverture

Mardi 19:00 - 22:30
Mercredi 19:00 - 22:30
Jeudi 19:00 - 22:30
Vendredi 19:00 - 14:00
Samedi 19:00 - 22:30

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