DON Quichotte

Appeler Itinéraire

DON Quichotte Réunir les souvenirs de cet établissement (Dîner Spectacle Dansant" qui a ouvert ses portes en 1973.

10/10/2026

17 SUITE BIS


Serge Boccara imitateur

Bonjour, je suis Olivier Escavi, arrivé au Don Quichotte par le plus grand des hasards en novembre 1976.

Je disais donc qu'il me t**dait de le voir une nouvelle fois sur scène. Une année plus t**d, il présente son nouveau spectacle à l'Arlequin, boite de nuit appelée aujourd'hui, La Suite, mais qui n'avait aucun point commun avec ce qui existe aujourd'hui. Encore les frères Texier sur le coup ! Sans Chantal, si ma mémoire est bonne.
Super content d'aller vers lui, il est au comptoir et discute avec Bruno, Bruno qui vendait du vin à l'époque, il fut ensuite taxi, un des premiers à passer son temps sur les premiers téléphones portables, n'est -il plus de ce monde à cause des ondes électromagnétiques pulsées, nous saurons tout cela dans vingt à trente ans. Serge parle avec Bruno, il me regarde : je lui tends la main, et sans avancer la sienne, il me lance : qu'est ce que tu fais là ?

Ben oui, il s'en est passé du temps depuis la dernière fois. Figurez-vous que la danseuse de flamenco a eu un gros problème à la cheville, arrachement des ligaments ou rupture de tendon, si elle lit ce texte, elle pourra le préciser, bien que le résultat fut le même, avec sa volonté, sa persévérance et du travail, quelques moins plus t**d, le grand retour. Elle manquait au public, bien que de n'avoir que du comique durant une heure était bien plaisant.

Bon dis...Maïté ne peut plus faire le spectacle, il faut qu'on rallonge. Le chef de cuisine racontera plus d'histoires, moi, je ferai plus d'imitations et comme il n'y a pas le temps d'écrire des textes et de les apprendre, il te suffira de prendre des parodies de Serge Boccara, quant à moi, donc quant à lui, il va piquer le sketch en playback de Serge, puisque je me souviens de tous les gags et de la musique, facile, Dean Martin !
Ma première réaction a été de dire, que l'on n'avait pas le droit de piquer des idées et surtout des sketches et paroles entières à Serge.

C'était mal connaître le peu de scrupules du gérant. On s'en fout de Boccara, tu fais ce qu'on te dit ! Pu**in que j'étais mal, c'est du vol, malgré tout le sketch de "L'américain" est monté, il a été ajouté deux ou trois trucs qui enlèvent toute la classe du numéro, dont un tour à vélomoteur sur la scène, bref, ça passait dans le coin en 1979/80 !
Je reprends pour ma part une parodie sur une chanson d'Enrico Macias et des paroles politiques. 21h10, samedi, je vais dîner ! A demain.

09/10/2026

17 SUITE

Serge Boccara imitateur

Bonjour, je suis Olivier Escavi, arrivé au Don Quichotte par le plus grand des hasards en novembre 1976…

J'ai vu Serge Boccara, quinze fois sur scène dans un cabaret de Brest, qui malheureusement n'existe plus, -que c'était bien- Le Moulin Rouge, rue Kerfautras, tenu par deux frères et leurs épouses. Les frères Texier qui sont passés d'affaire en affaire en Bretagne, la dernière fois que j'ai vu Jean Michel et Annie, c'était pour leur porter une carte routière en indiquant les endroits à visiter dans une région, ils partaient à moto, le Vaucluse, me semble t-il, quant à Gérard dans un quartier d'une ville, mais laquelle ? Quimper ? Où il tenait un restaurant.
Au cours de son mois au cabaret, Serge est venu voir notre spectacle amateur au Don Quichotte, Il avait apprécié le strip tease humoristique présenté par le patron, qui avait vu et récupéré ce numéro, me semble t-il en Allemagne, et l'avait arrangé à sa sauce.
Tout comme Georges Deux qui était également imitateur, Serge Boccara avait bien aimé mon imitation de Véronique Sanson, et m'avait proposé de venir le lendemain pour travailler avec moi, la voix de Serge Lama et surtout m'écrire une parodie, car c'est bien cela qui me manquait dans mes imitations. Le lendemain, nous voilà assis tous les deux à la table ronde que nous appelions l'AS, elle était la mieux placée pour tout, devant le Patio (toujours aussi propre depuis les derniers épisodes) proche de la scène, du service. Elle était juste après la table "cheminée" !

Nous essayons plusieurs chansons, et il décide que ce sera La Braconne ! (Juliette, Françoise ou Simone)

Moi qui suis l'maitre d'hôtel
J'imite même des demoiselles
Chacun fait son truc et n'a pas son pareil
Pour vous mettre le coeur en éveil
Le chef raconte ses fadaises
L'sous chef chante la paimpolaise
Même qu'un soir il y avait Giscard
Qui voulait jouer de la guitare

Maïté Jean Jacques nous patronnent
Quelque soit le boulot qu'il nous donne
Quelles soient p'tites ou grandes
peu importe, les corvées
On a tous envie de s'les arracher,
Mais hélas que dieu leur pardonne
si la paye n'est pas toujours bonne,
Des sous on s'en fout on juponne,
On rigole , on dé***ne.

Si j'ai le temps et l'envie, j'essaierai de la chanter !!!
Que j'étais content d'avoir quelque chose qui tenait la route, et cela m'a mis le pied à l'étrier pour écrire d'autres parodies dont une avec le chef de cuisine de l'époque sur Viens, viens, de Marie la Forêt.

J'ai continué à aller le voir tous les soirs quand cela m'était possible jusqu'à son départ pour un autre cabaret. J'adorais ce mec. Il imitait Nougaro à merveille, les politiques avec de très bons textes, il faisait un numéro en play-back drôle et propre. Il me t**dait qu'il revienne dans la région...

A demain

SUITE 16SERGE BOCCARABonjour, je suis Olivier Escavi, arrivé au Don Quichotte par le plus grand des hasards en novembre ...
08/10/2026

SUITE 16

SERGE BOCCARA

Bonjour, je suis Olivier Escavi, arrivé au Don Quichotte par le plus grand des hasards en novembre 1976…

Ce soir je vous laisse en compagnie du facebook de Serge Boccara, afin que vous puissiez vous imprégner de cet homme qui n'a voulu que mon bien au départ. On se retrouve demain.

https://www.facebook.com/p/Serge-Boccara-imitateur-100079759545711/?locale=fr_FR

mes amis je viens de dire adieu à la scène, pour ne pas faire le spectacle de trop vous pourrez me retrouver sur you tube avec des nouveaux clips h

07/10/2026

SUITE 15
Quelle saloperie celui-là

Bonjour, je suis Olivier Escavi, arrivé au Don Quichotte par le plus grand des hasards en novembre 1976

J'avais quitté le Don Quichotte pour quelques mois entre 1978 et 1979, coup de tête, marre de l'ambiance, entre mon envie de partir en Afrique, de voir à Paris, ma ville natale, ce qui pouvait être intéressant au niveau spectacle, bien que je savais que Serge Boccara, (ce sera pour demain) m'avait bloqué au niveau des cabarets où il passait. Je me suis présenté à Montmartre, "Chez ma Cousine" le patron m'a reçu, s'est mis au piano car je lui ai dit que j'imitais, entre autre Lama, il tape sur le piano, et là, je m'aperçois qu'il ne sait pas du tout en jouer, on me tend un micro de m***e, il y a un vieux baffle au fond de la salle complètement nase, on n'entend rien, autant chanter a ca****la, ce que je fais, une cacophonie pas possible avec l'autre au piano, je fais des politiques, et je m'arrête net, je suis avec Raymond Barre, et j'allais dire le texte de Serge Boccara, ( bis...ce sera pour demain) et j'ai bien fait, car le patron me dit : On a un imitateur qui vient ici, "Serge Boccara" (Ter...ce sera pour demain) vous connaissez ? Non...non...
Ok, on vous prend, vous nous faites un quart d'heure, c'est payé 25 francs, il faut que vous trouviez trois autres cabarets pour faire vos 100 balles par soir...Aie...en effet Serge m'avait dit que j'étais bien mieux à Brest. Je rends visite à un dîner Spectacle, rue de la Boëtie qui a pour nom Chez Septime ! Audition passée, oui, ça nous intéresse, mais pour l'instant nous sommes complets au niveau artistes. Revenez d'ici trois mois ! Ben m***e !
C'était mon premier départ, puis il y a eu le second en 1982. Là, tout était mélangé, la mère de mes futurs enfants était la nièce de la patronne, du Pays Basque également, et qui ne voulait plus rester à Brest, mais auprès des siens, ce qui peut se comprendre, ma première épouse n'avait pas supporté la Haute Saône et l'élevage de chèvres, elle voulait son Finistère. Elevage de chèvres en 1976, arrivé au Don Quichotte, comme je l'ai dit, par hasard, la même année.
Donc, en 1982, pour l'été, j'avais misé sur un super bon plan m'inscrire pour vendre de la bouffe durant le Festival Elixir, d'après mes calculs, non seulement je pouvais payer la somme exorbitante qui était demandée pour l'emplacement, mais également payer toutes les personnes qui m'avaient fait confiance en m'avançant un groupe électrogène, une caravane sans plaque d'immatriculation, sans carte grise, dans un état proche de la morgue, un cuisiniste dont la femme était passée à la casserole, mais bon, on s'en fout, m'avait vendu deux ou trois babioles et Quellec, du bois, pas le gentil, l'autre ! 60 vendeurs sur le site au lieu de 43, 30 vendeurs à l'extérieur, il ne devait y avoir personne, vous avez compris, une catastrophe !
J'avais donné ma démission pour le mois de mai, seulement, c'était sans compter sur le co***rd qui allait prendre ma place, un prétentieux, imitateur, qui se prenait pour un dieu vivant auquel je confie de se méfier des petits coups de la patronne, qui par exemple planquait des bouchons sous le meuble où était rangées serviettes et nappes, et en haut des casiers pour le vin pour vérifier si le ménage était bien fait, et je lâche le mot, vraiment fais gaffe, c'est une p**e ! Vous qui me lisez, vous avez compris le sens du mot ? Oui. Mais ce co***rd est allé voir le gérant en lui disant : Le gars qui part m'a dit que votre femme est une p**e, excusez moi, mais je voudrais savoir dans quel établissement je vais travailler...Enculé, si je le retrouve en 2026, je suis certain que ma violence reprendra le dessus sur ma raison. D'ailleurs vous savez qui il est ce mec ? Si vous connaissez, n'hésitez pas. Forcément, mon préavis a sauté. Avec ce que tu as dit sur Maïté, tu finis ce soir, et je ne veux plus te voir de ma vie. (Pourtant en 1995, il m'a rappelé : Allo, oui voilà, est ce que ça t'intéresse de revenir au Don Quichotte, on efface le passé, je te donne 11.000 francs plus les pourboires. Et moi, de répondre le lendemain : 12.000 francs, sans les pourboires.)
Quand je suis sorti du Don Quichotte à la fin de la soirée, Maïté était dehors et elle me demandait : Mais qu'est ce que je t'ai fait, avec l'accent mé qu'est ce qué jé té fé. Je n'ai rien répondu, je suis parti avec une haine immense non seulement contre le gérant, qui n'a pas été capable de replacer le mot dans le contexte, mais contre ce sale con dont je cherche au fond de moi le nom, mais impossible depuis 1982. En plus, je ne pense pas qu'il soit resté longtemps, car un gars comme moi, avec lequel on pouvait tout faire, à qui on pouvait tout demander, puisque le Don Quichotte c'était ma famille, famille biscornue mais famille quand même, ça ne se trouvait pas tous les jours. L'empathie à son paroxisme ! A demain

11 février 1979
Bastia (D1) - Brest (D2) 7-0
32ème de finale Coupe de France

06/10/2026

14 BIS LA MONTEE SUR SCENE.

Bonjour, je suis Olivier Escavi, arrivé au Don Quichotte par le plus grand des hasards en novembre 1976.

Enfant, je faisais rire toute la famille, même les membres les plus austères. J'ai commencé à imiter vers l'âge de 13 ans, évidemment les professeurs, la voisine, ma mère, mon oncle Florent, puis vers 15 ans, je découvrais les chanteurs de variété, car, avec des parents musiciens classiques, grands parents, arrières grands parents https://casadesus.com/ nous n'écoutions QUE de la musique classique, ce qui fait que les Claude François, Véronique Sanson, Serge Lama, Johnny Hallydays, Aznavour, julien Clerc et tous les autres, c'est au cours de l'année 1972 que j'ai commencé à écouter. A la maison, nous avions un 45 tours de Brel, car mon beau père contrebassiste avait participé à l'enregistrement, et un autre de Françoise Hardy, tous les garçons et les filles. Mon père me racontait que Françoise Hardy avait du mal avec la mesure, et que les enregistrements n'en finissaient pas. Jeune fille, elle habitait la rue de ma grand-mère, rue du Rocher, et chaque fois qu'elle la voyait, elle disait "mon Dieu, mais qu'elle est maigre cette fille"
Vomir, vomir avant de monter sur scène, une horreur, je ne faisais pas l'Olympia, juste quelques imitations chantées et parlées devant 80 personnes qui venaient pour se distraire ce samedi du début d'année 1977. J'étais mort de trac, les jambes en nougat, la trouille de la perte de mémoire, du trou, quel métier épouvantable. J'avais beau me dire que nous n'étions que des amateurs, que c'est le serveur lambda qui va faire le pitre, rien à faire. Je commençais par Julien clerc, "si l'on chantait" accompagné au piano, loin de l'orchestration du disque, je me sentais nu de chez nu, je terminais avec Claude François, après avoir fait Véronique Sanson, Gilles Vigneault, et là, toute la salle debout en train de hurler, d'applaudir, et au moment de la présentation des " pseudos artistes" ce fut la même chose, première fois de ma vie que je montais sur une scène, et ovation. Joie du patron, et moi aux anges, finalement c'est génial ce métier ! Ces applaudissements, avec cette ferveur, je ne les ai plus jamais entendus. Sans doute les sensations inconnues, perte de ma virginité aux claquements de mains. J'ai très vite compris que ce n'était pas que cela, le spectacle, surtout que faire sourire ou rire n'est pas assuré à tous les coups. Jouer d'un instrument, chanter, danser, faire de la magie, tu es peinard, mais faire rire en direct et non avec des sketches en play-back, c'est vraiment casse gu**le.
Le mardi, changement de décor, un groupe d'une quinzaine de personnes, des hommes d'affaires, prennent place à la 7-8-9-10 et si j'avais à un moment pensé que ce serait un triomphe à chaque fois, je suis vite redescendu de mon nuage. Pas de rires ou très peu, applaudissements rares et désordonnés, un peu comme ces moments dans la vie ou tu essaies d'applaudir et que personne ne suit, alors tu arrêtes et c'est un autre qui reprend puis cesse. Aie, c'est mal barré ce truc ! Heureusement, les vendredis et samedis sont pleins de mains. A demain pour "Quelle saloperie celui-là" ou autre chose.

05/10/2026

14 La montée sur scène

Bonjour, je suis Olivier Escavi, arrivé au Don Quichotte par le plus grand des hasards en novembre 1976.

Vous vous souvenez de la proposition de la direction, que j'apprenne le travail en salle et que je monte sur scène. Mais avant, il y avait cette chambre froide en bois, achetée d'occasion, avec des clayettes également en bois, il a fallu tout décaper, il était peint en blanc, pour ensuite le poncer et le mettre à nu afin de le vernir. Le travail fini, c'était magnifique. Dans cette chambre froide, nous y mettions, le seau de sangria qui était tout simplement une poubelle verte avec couvercle, à l'époque tout était réalisable dans les restaurants, nous avions un chauffe assiettes avec le fond et les deux côtés en amiante, ce qui fait que dans les assiettes il y avait souvent de la poussière fine d'amiante, un bon gratin dauphinois dessus, bon appetit, signalé plusieurs fois...mais on s'en fout, tout comme les glaces décongelées puis recongelées, à cause d'une employée qui repassait ses affaires sur un congélateur, à cette époque il n'y avait plus de robes espagnoles, leur propriétaire avait terminé sa carrière de danseuse, de patronne, et en fait de tout, sauf pour venir chercher du matériel pour sa nouvelle affaire. Pour repasser, elle débranchait la prise du petit congélateur à glace, résultat, "tout fondu que c'était mignonne" et les petits pots de glace pour enfants partaient le dimanche midi, d'une épaisseur de un centimètre et demi, la glace quand ça fond perd du volume, évidemment.
Veuillez excuser mon bavardage, mais c'était pour dire le sérieux du responsable, tout comme le coulis bouillonnant servi sur des tranches napolitaines pour les clubs de troisième âge. Les vieux étaient cons au vingtième siècle : "Oh ce coulis pétillant, un régal !" Tu verras ce soir comme ça va pétiller dans ta culotte !
Bref, je reviens demain pour la suite...La montée sur scène. A demain.

04/10/2026

SUITE 13...LE PATIO

Bonjour, je suis Olivier Escavi, arrivé au Don Quichotte par le plus grand des hasards en novembre 1976.

Hier, j'ai écrit longuement pour en terminer avec les histoires des toilettes, pourtant j'ai oublié un détail, la table qui se trouvait, lorsque le restaurant était bondé, à un mètre cinquante des deux portes avec les effluves d'urine à chaque va et vient et reviens-y ! Un détail ! Lorsque c'était une longue table de potes, pas grave, les deux ou quatre du bout ne faisaient guère attention, pris dans la folie des discussions, mais lorsqu'il s'agissait de deux tables de deux, deux petits couples dont la discussion face à face était moins riche, voire absente, quelle soirée !
Vous avez remarqué que j'ai changé la photo de profil, car finalement cette photo se trouvait entre les deux portes des toilettes et n'a pas bougé de place durant toute la durée d'ouverture du Don Quichotte. Chaque fois que je regardais cette photo, j'avais envie d'enlever le seul cheveux qui s'était figé sur le visage. Je ne l'ai pas changé pour ça, mais qui me dit que tout le monde a le même bonheur de voir cette image, j'avais oublié qu'il y a un droit à l'image. Dommage ça me plaisait bien.
Le patio, au départ cette construction était celle d'une maison, une maison dans laquelle il n'y avait aucune cloison, puisqu'elle a été construite pour servir de restaurant. Un patio, avait été prévu, il y avait un magnifique camélia à l'intérieur, une sorte de cascade rocailleuse, un bassin où nageaient heureuses des écrevises. De grosses ampoules de couleur qui claquaient régulièrement, l'eau de pluie en Bretagne étant relativement abondante. Le même phénoméne se passait sur le parking, à propos de parking, faites moi penser à vous en parler, il s'en passe aussi sur une esplanade !
Toutes les semaines, surtout quand il n'y avait pas de clients, il fallait se rendre utile, en nettoyant les petits carreaux des portes fenêtres, le carrelage de l'entrée, le dessus et dessous du bar, les bouteilles du bar, enfin, fallait trouver un truc à faire. Le mieux étant les soirs où suivant l'humeur du jour, on se réunissait pour partager nos idées pour le spectacle, nous en parlerons aussi. Mais dans le moment, ce patio qui me sortait par tous les pores de la peau.
Le bassin bleu, avec les écrevisses, devenait rapidement vert, il fallait sortir l'eau avec des seaux, auparavant récupérer les bestioles pour les mettre dans une bassine, ensuite laver la mini piscine, sortir tous les cailloux gluants et les brosser un par un à la plonge, remettre de l'eau avec un tuyau branché sur le robinet qui nous servait à remplir les seaux de ch*****ne, super bien placé, derrière la porte battante, puis réinstaller les cailloux, les écrevisses, sans oublier quand le camélia perdait fleurs et feuilles, de tout ramasser.
Toujours à la pointe du progrès, et surtout afin de ne pas être le larbin de service, j'avais trouvé la solution pour que le bassin soit toujours propre en quelques minutes. Nous avions des petites fioles jaunes, en plastique, je découpais la pointe avec un couteau en m'installant sur la planche de récupération de la vaisselle, j'ouvrais la porte fenêtre à deux battants et versais quelques gouttes de cette potion magique au coeur de ce monde aquatique. "Oh, mé cé soupère, lé passsio est propre" Au fil du temps, quelques écrevisses perdaient la vie, sans doute de vieillesse, tandis que les autres s'aclimatisaient, déjà à l'époque, du réchauffement climatique, jusqu'à devenir translucides. En 2026, je pense qu'une association aurait porté plainte, seulement en 1977-78, qui allait se plaindre de 10 centilitres de javel par semaine ? A demain

Suite  12Bonjour, je suis Olivier Escavi, arrivé au Don Quichotte par le plus grand des hasards en novembre 1976.S'il y ...
03/10/2026

Suite 12

Bonjour, je suis Olivier Escavi, arrivé au Don Quichotte par le plus grand des hasards en novembre 1976.

S'il y a une chose qui est importante dans un restaurant, c'est l'état des toilettes. Au Don Quichotte deux portes, une pour les dames, l'autre pour les mâles, ceux qui ont des difficultés à viser, après absorption d'alcool, pisse in assurée tous les week-end, passage du balai espagnol en cours de soirée. Mais les toilettes donnent lieu au petites histoires sympas. La première avant que j'oublie, fut justement l'installation d'une pissotière pour tenter de rendre le carrelage moins glissant. Et comme dans cet établissement tout se faisait avec le minimum d'argent, pourquoi dépenser, pourquoi payer, pourquoi donner, pourquoi acheter ? Non, tout était à la dem***e, et là le gérant avait fait fort. Dans un angle, il y avait un magnifique tuyau d'évacuation des eaux pluviales, donc dans l'autre angle, une pissotière, un tuyau le long du mur vers le bas, un trou dans le tuyau de l'eau de pluie, et hop, une vingtaine d'années à arroser le terrain de l'urine des clients ! Chouette, non ? Carrelage noir, avec la condensation, une véritable misère à nettoyer, mais une odeur magique qui nous poursuit encore aujourd'hui, enfin, ma soeur amie Rozenn et moi-même qui continuons à sortir nos bouteilles d'alcool à brûler pour désinfecter tout ce qui est désinfectable, poignées de porte, cuvette, lunettes de vue et de ch****es, plastique, guidon de vélo, semelles de chaussures, absolument tout, et là, vraiment on peut dire merci le Don Quichotte, tu nous as transmis la passion de l'alcool, et pas que celui là, nous verrons cela plus t**d ! Hic !
Avec un chiffon, tout y passait des murs aux toilettes, lavabo, robinet, portes, tuyaux d'évacuation, plus un seul microbe, au moins aux toilettes !
Lors de mon premier séjour, 1976-1979, tous ces gens très bien, venaient, comme cela était indiqué, en tenue correcte exigée. Bien mis sur eux, pas mal de regards condescendants avec le petit personnel, on se tenait bien à table, mais festin faisant, ceux qui rentraient vers 20H30 avec une sorte de raideur dans le mouvement, allaient de temps en temps, vers les 3h00 du matin dans les commodités voir si leur raideur avait changé d'endroit. Quand vous avez un coup dans le nez, vous avez l'impression que personne ne vous voit, sauf le mec qui met les disques pour faire danser, et qui du haut de son perchoir, observe tout. Et c'est là que un couple entrait le plus rapidement possible, et ressortait aussi rapidement qu'il était entré, tu avais le mec qui ouvrait la porte, s'introduisait, et la dame qui attendait que les toilettes des femmes soient occupés, pour appuyer sur la poignée, ah zut il y a du monde, je vais aller chez les hommes. Tac, tagada tac tac, ni vu ni connu, sauf par le vo**ur qui n'en était pas un, mais désolé, j'avais les yeux partout. Il y a eu de tout, le coup classique de cette femme qui sort avec l'arrière de sa jupe coincé dans sa culotte, le mec qui sort précipitamment, tête baissée et qui rentre dans le client qui attend, et qui à son tour ne peut ouvrir la porte, magie, magie, une minute après deux yeux pas vraiment clairs, une tête qui sort pour voir le paysage, puis le corps entier qui se faufile sous le regard amusé du suivant !
Pour terminer avec les toilettes, trois choses. Le jour où ras le bol des divers insectes qui remontaient du vide sanitaire, des araignées, je décide de prendre une grande bombe d'insecticide, je mets du collant pour bloquer la buse, je ferme la porte et j'attends. Pendant ce temps aspirateur ou autre chose, je n'irai pas jusqu'à dire que ma mémoire se souvient, faut pas pousser...et si, je pousse la porte, la bombe est vide et j'appuie sur l'interrupteur ! Et après je réfléchis...ouf, pas de boum !
Un petit repas d'hommes d'affaires en semaines, ils sont une dizaine, ce soir là, Maïté et Gene étaient restées discuter avec ces hommes, me semble t-il de la Thomson CSF venus avec de gros clients, nous avions des bouteilles de Don Pérignon vintage 1970, il me semble que 6 ou 7 étaient parties. Ces clients étaient à la table 7-8 ! Quel rapport avec les toilettes, allez vous me dire ? Tous en cost**d cravate, mais il y en avait un, mais lequel, à qui il manquait quelque chose. Je passais et repassais devant leur table, discrétement je les fixais un par un, allait en bout de table pour voir ce qui étaient de dos, ça parlait, ça discutait, ça riait, dans ces cas là, quand il y a une ou deux femmes, qui de plus étaient très attractives, les mecs se disent, pas tous, peut-être que je vais m'en faire une. En tout cas, je savais que dans le lot, un seul n'y pensait pas. Pendant que tout ce monde vivait joyeusement ce moment, j'étais entré dans les toilettes pour faire ce que j'avais à faire, il n'y avait pas à l'époque de wc pour le personnel. Et là, quoi ? Non ? Sans dé***ner ! Habilement coincé derrière la cuvette, un slip, un slip plein de m***e, un truc à dégu**ler sur place. A la recherche d'un sac, porté dans la cuisine, et malgré tous mes efforts je n'ai pas pu savoir lequel était parti avec sa chemise et son pantalon, mais sans slip. J'avais bien regardé leurs démarches en partant...rien !
Et pour terminer, vite fait, un mariage, un mariage où la mériée s'effondre en pleurs au milieu de sa robe, tombant au sol comme une vieille chaussette haute, en plein sur la piste de danse, elle pleure, elle pleure, son mari est parti à pied à travers la campagne de Loc Maria Plouzané, au bar, les parents interpellent leur fille : On te l'avait dit de ne pas l'épouser ce co***rd, et la mère : c'est un pauvre con ma fille. Ne soyez pas tristes lecteurs, le témoin était resté, les parents non. Alors avec son énorme robe elle s'est engouffrée dans les toilettes, il lui fallait un témoin de son desespoir, il est entré à sa suite, vingt minutes de consolation et pas mal de bruit. Ils eurent de beaux enfants et vécurent...heu...je n'en sais rien !!! A demain

02/10/2026

Bonjour, je suis Olivier Escavi, arrivé au Don Quichotte par le plus grand des hasards en novembre 1976.

Désolé, ce soir la famille d'abord, les anniversaires de la vraie vie, 35 ans de vie commune avec mon épouse, les 10 ans d'un des petits fils, donc pas de suite, ah si, en 1977, je me souviens des 30 ans de Maïté, avec le recul, ma patronne était une gamine. Nous n'avions que neuf ans d'écart. 21...30...70...79, la vache, le temps passe, mes souvenirs sont intacts. A demain.

Depuis 1999, pour ainsi dire toutes les nuits, Olivier Nicolas Escavi rêve de Maïté et Jean Jacques...@ Oma Arché en fai...
12/02/2026

Depuis 1999, pour ainsi dire toutes les nuits, Olivier Nicolas Escavi rêve de Maïté et Jean Jacques...@ Oma Arché en fait les frais...

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