16/03/2026
Les chiffres ont parfois la mémoire longue
En 2008, Michel Durieux est réélu dans une commune où la participation reste élevée, avec une base électorale large qui lui donne une majorité réelle dans le corps électoral.
En 2014, David Caron remporte la mairie au second tour avec 51,58 % des suffrages exprimés, dans une élection très disputée où près de 70 % des électeurs se déplacent. Cette victoire repose alors sur une majorité construite dans un vrai rapport de forces démocratique.
En 2020, Guillaume Krabal l’emporte avec 60,05 % des voix, mais dans un contexte de participation tombée à 48,6 % : malgré sa victoire, il ne rassemble déjà pas la majorité des électeurs inscrits.
En 2026, il affiche 100 % des suffrages exprimés, mais dans une élection sans opposition, avec 46 % de participation et 2 124 voix sur 5 260 inscrits, soit environ 40 % du corps électoral.
La différence est là :
Michel Durieux comme David Caron ont été élus avec une mobilisation qui leur donnait une véritable majorité politique dans la commune. Guillaume Krabal, lui, n’a jamais atteint la majorité des électeurs inscrits.
Il gagne les scrutins, mais sans jamais réunir plus d’un électeur sur deux derrière son nom.
Le pourcentage officiel peut être flatteur ; la profondeur démocratique se mesure toujours à l’échelle réelle des habitants.
Car on peut obtenir 100 % des exprimés sans jamais convaincre la majorité de la commune.