26/08/2026
Chères Bessoises, chers Bessois,
Puisque Monsieur le Maire a choisi de rendre public le contenu et son appréciation de l’entretien du 24 août avec le gérant du Quinis, il me semble légitime de demander que les choses soient présentées dans leur totalité et avec la même exigence d’impartialité que celle revendiquée dans cette publication.
Il est parfaitement compréhensible qu’un maire rappelle les règles et fasse appliquer les arrêtés. Ce n’est pas ce qui est contesté ici. De plus, ce qui n’est pas mentionné, c’est que le gérant a accepté toutes les demandes de la municipalité.
En revanche, lorsque l’on écrit publiquement qu’une personne a eu une « attitude exécrable » et une « difficulté à se remettre en question », on ne rapporte plus simplement une décision administrative : on porte publiquement un jugement sur une personne et sur son comportement.
Dès lors, si ces propos sont présentés aux Bessois comme le constat d’un entretien auquel huit personnes ont assisté, pourquoi ne pas exposer également les faits précis qui permettent d’arriver à ces conclusions ?
Quels propos précis ont été tenus ? Quels comportements précis sont reprochés ? Quels faits objectifs ont été constatés ? Et ces huit personnes ont-elles toutes constaté les mêmes faits ?
Une publication publique peut avoir des conséquences importantes sur l’image et la réputation d’une personne. C’est pourquoi il est essentiel de distinguer les faits objectivement établis des appréciations personnelles.
À ce titre, je pense qu’il est légitime de s’interroger sur le caractère potentiellement diffamatoire de propos publics qui porteraient atteinte à l’honneur ou à la considération d’une personne, lorsqu’ils ne sont pas accompagnés des faits précis permettant de les vérifier.
Les personnes qui lisent cette publication ne disposent aujourd’hui que d’une seule version : celle de la municipalité. Elles sont donc invitées à se faire une opinion sur le gérant à partir d’une appréciation extrêmement négative de son comportement, sans connaître précisément les faits qui auraient conduit à cette appréciation.
Si l’équité et l’impartialité sont réellement les principes défendus par la municipalité, alors ils doivent s’appliquer également à la manière dont on présente publiquement une personne.
Le gérant peut entendre des reproches, répondre à des faits précis et, s’il y a lieu, reconnaître ses erreurs. Mais il doit pouvoir être jugé sur des faits, et non sur une appréciation personnelle de son attitude.
En droit français, la diffamation suppose notamment l’allégation ou l’imputation d’un fait précis portant atteinte à l’honneur ou à la considération d’une personne. C’est l’article 29 de la loi du 29 juillet 1881.
Parce que défendre l’impartialité, c’est aussi accepter que la parole de la personne mise en cause puisse être entendue.
Je remercie ceux qui me soutiennent