01/10/2026
Et encore une taxe en plus !!!
La taxe sur le sucre, ou comment finir d’achever certains savoir-faire et métiers artisanaux…
Sous couvert de santé publique, le gouvernement envisage une nouvelle taxation autour du sucre.
Mais ne serait-il pas pertinent de se poser d’abord la question de ce que l’on cherche réellement à taxer ?
Le sucre que l’on voit et que l’on assume dans une confiture, une pâtisserie ou un chocolat n’est pas nécessairement le même sujet que le sucre caché, celui que l’on retrouve dans une multitude de produits du quotidien : certains pâtés, certains jambons, certaines sauces, certains plats préparés et bien d’autres produits encore.
Si l’objectif est réellement la santé publique, peut-être faudrait-il commencer par s’intéresser à ces sucres ajoutés qui sont parfois beaucoup moins visibles pour le consommateur.
Et surtout, il ne faudrait pas que l'argument de santé publique serve de bonne conscience pour faire passer une nouvelle taxe, alors que, de mon point de vue, celle-ci pourrait surtout devenir une nouvelle source de recettes pour un État dont les dépenses et les déficits semblent être devenus un puits sans fond.
Car derrière une taxe, il y a toujours quelqu’un qui finit par payer.
Et à force d'ajouter des taxes au nom de la santé publique, il existe un risque réel de fragiliser encore davantage les petits métiers artisanaux.
Un industriel dispose de volumes, de capacités de négociation et de possibilités de répercuter une hausse de coûts sur ses prix.
Un pâtissier, un chocolatier, un confiturier ou tout autre artisan n’a pas les mêmes marges de manœuvre.
Et dans un contexte où les prix sont déjà élevés, où l’inflation continue et où le pouvoir d’achat des consommateurs diminue, chaque nouvelle augmentation devient encore plus difficile à absorber.
Pour un artisan, ce n’est pas simplement une ligne de coût supplémentaire.
C’est parfois une décision entre augmenter fortement ses prix — au risque de perdre ses clients — ou absorber la hausse — au risque de fragiliser encore davantage son entreprise.
Et derrière ces métiers, il y a des femmes et des hommes, des entreprises familiales, des emplois, des savoir-faire transmis et tout un patrimoine gastronomique.