06/10/2025
Faisons gagner la France : mobilisation générale des entrepreneurs
Disons-le sans détour : nous sommes fiers de nos entreprises. Fiers de les voir grandir, d’embaucher, d’innover. Assez d’être traités comme des profiteurs ou des nantis. Devenir entrepreneur, c’est avoir le cran de se lancer, d’engager son énergie, son argent, son nom. Pourquoi s’excuser de créer des emplois, de faire tourner l’économie, d’offrir une chance aux jeunes ? Réussir n’est pas une faute : c’est une chance pour la France.
Nos entreprises, petites ou grandes, font vivre le pays : les produits qu’on consomme, les services qu’on utilise, les salaires qui font vivre les familles, les impôts qui financent écoles, hôpitaux et protection sociale. La prospérité ne vient pas des grands discours, elle naît sur le terrain : dans les fermes, les ateliers, les chantiers, les usines, les magasins, les bureaux d’étude.
Chaque jour, les entrepreneurs prennent des risques, sans filet. Quand ça échoue, c’est eux qui payent. Quand ça marche, c’est tout le pays qui en profite.
Or notre économie est aujourd’hui en danger. La croissance s’essouffle, l’investissement hésite, l’emploi se fragilise. La tentation permanente d’alourdir les charges menace de relancer la spirale : moins d’investissements, moins d’innovations, moins d’emplois — donc moins de recettes publiques demain. Le renoncement à l’article 49-3 ouvre la voie à une surenchère parlementaire qui aggravera fatalement les prélèvements obligatoires sur les entreprises. Ce serait une erreur historique : taxer davantage ceux qui créent la richesse, c’est prendre le risque de la désindustrialisation, de la fuite des talents et des capitaux, et d’un décrochage durable de la France en Europe.
Alors stop à la stigmatisation, aux taxes et aux réglementations qui s’empilent, aux procès d’intention ! L’entreprise n’est pas l’ennemie de la justice sociale : elle en est la condition. Plus d’entreprises solides, c’est plus d’emplois, plus de perspectives, plus de dignité pour chacun — et, au final, plus de moyens pour financer nos priorités collectives.
Ne dressons pas les uns contre les autres : chefs d’entreprise et salariés forment une même communauté tournée vers le progrès et la création d’une valeur à partager. Ensemble, ils sont des acteurs de la cohésion sociale.
Nous, entrepreneurs, sommes dans le réel, les pieds dans la terre et les mains dans les dossiers. Nous échangeons avec nos salariés, nos clients, nos fournisseurs. Nous innovons, nous investissons, nous faisons avancer la France, dans tous ses territoires, qu’ils prospèrent ou qu’ils dépérissent.
Sans entreprises, pas de transition écologique, pas de souveraineté. Défendre nos entreprises, c’est défendre notre pays. À l’heure où certains voudraient alourdir encore le fardeau fiscal et normatif, disons clairement : débloquons tout ! Laissez-nous travailler. Moins de contraintes, plus de confiance. Parce qu’entreprendre, ce n’est pas se résigner, c’est bâtir l’avenir.