Adisco

Adisco ADISCO est une ONG locale de droit burundais qui promeut le développement intégral et la solidarité sur les collines du Burundi.
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ADISCO accompagne l’émergence et le développement d'un mouvement social national capable de porter son propre développement et d'influencer les politiques au profit des couches modestes de la population. Cette vision se réalise à travers l'appui-accompagnement des coopératives multifilières et multifonctionnelles, les mutuelles communautaires de santé et les artisans.

Ce vendredi 18 septembre 2026, les entreprises d'Economie Sociale et Solidaire organisent un café de presse sous le thèm...
18/09/2026

Ce vendredi 18 septembre 2026, les entreprises d'Economie Sociale et Solidaire organisent un café de presse sous le thème "Les Entreprises d'Economie Sociale et Solidaire contribuent au développement local du Burundi". Les représentants des médias ayant répondu à l'invitation ont eu l'occasion de poser des questions aux panelistes qui ont fourni des éclaircissements. Les professionnels des médias sont invités à produire des émissions en rapport avec l'Economie Sociale et Solidaire, une des a***s les plus efficaces pour lutter contre l'individualisme.

PASCALE-B Ibidukikije : capitaliser les expériences pour mieux soutenir les organisations de la société civileA Gitega, ...
08/09/2026

PASCALE-B Ibidukikije : capitaliser les expériences pour mieux soutenir les organisations de la société civile

A Gitega, les acteurs du projet PASCALE-B Ibidukikije se sont retrouvés, du 1er au 2 septembre 2026, pour tirer les leçons du processus d’octroi et de gestion des subventions accordées aux Organisations de la Société Civile (OSC). Une démarche tournée vers l’avenir, avec une ambition claire : capitaliser les expériences pour améliorer les futurs mécanismes de financement et d’accompagnement de la société civile au Burundi.

C’est dans la salle des conférences de Helena Hôtel, au chef-lieu de la province de Gitega, qu’a été organisé un atelier consacré à la capitalisation du processus d’octroi des subventions aux OSC dans le cadre du projet d’Appui à la Société Civile Active dans les domaines de l’Environnement et de la Biodiversité au Burundi, PASCALE-B Ibidukikije. Mis en œuvre par Join For Water (JFW) et ses partenaires nationaux et internationaux avec l’appui financier de la Délégation de l’Union européenne au Burundi, le projet PASCALE-B Ibidukikije s’est notamment appuyé sur un mécanisme de subventions destiné à renforcer les capacités et les actions des OSC burundaises. A travers ces financements, les organisations bénéficiaires ont pu développer des initiatives dans plusieurs domaines prioritaires : l’eau, l’hygiène et l’assainissement, la gestion durable des ressources naturelles, la conservation de la biodiversité ainsi que le plaidoyer aux niveaux national et local.

Des expériences riches, mais aussi des défis à relever

L’atelier a constitué un espace privilégié pour revenir sur les différentes étapes du processus, depuis l’appel à propositions jusqu’au suivi des projets financés, en passant par l’évaluation des propositions, la contractualisation et le décaissement des fonds. Les échanges ont permis de mettre en évidence plusieurs bonnes pratiques et facteurs ayant facilité la mise en œuvre des micro-projets. Mais ils ont également permis de parler ouvertement des difficultés rencontrées. Parmi les principaux défis relevés figure le re**rd dans le déblocage des fonds, qui a eu pour conséquence de re**rder le démarrage effectif des activités de certaines OSC bénéficiaires. Un décalage qui a forcément eu des répercussions sur la programmation et le rythme de mise en œuvre des interventions.
Un autre défi concerne la transmission des rapports techniques et financiers. Alors que le projet arrive à sa clôture prévue le 30 septembre 2026, certaines OSC ayant bénéficié des subventions n’avaient pas encore, au moment de l’atelier, transmis leurs rapports techniques et financiers. Cette situation souligne l’importance d’un accompagnement renforcé et d’un suivi régulier des exigences contractuelles tout au long du cycle des projets.

Apprendre de l’expérience pour faire mieux demain

Au-delà des difficultés rencontrées, les 2 jours de capitalisation ont surtout été une occasion de transformer l’expérience acquise en connaissances utiles pour l’avenir. Les participants n’ont donc pas uniquement dressé la liste des activités réalisées. Ils ont cherché à comprendre ce qui a fonctionné, pourquoi cela a fonctionné, ce qui a moins bien fonctionné et comment améliorer les pratiques à l’avenir.
A travers cet exercice, les acteurs de PASCALE-B Ibidukikije entendent faire de l’expérience acquise non pas une simple mémoire du projet, mais un outil concret pour faire mieux ailleurs et plus t**d.

A Gitega, les producteurs burundais mettent la richesse de leurs terres à l’honneurPendant deux jours, Gitega vibré, du ...
07/09/2026

A Gitega, les producteurs burundais mettent la richesse de leurs terres à l’honneur

Pendant deux jours, Gitega vibré, du 3 au 4 septembre 2026, au rythme de l’agriculture burundaise. Installée à quelques pas du monument dédié au héros de l’indépendance nationale, le Prince Louis Rwagasore, la Foire agricole nationale et le Forum paysan, édition 2026, ont réuni des producteurs venus des quatre coins du pays autour d’un même objectif : valoriser les productions locales, partager les expériences et faire entendre la voix du monde paysan.
Organisée en collaboration avec le Ministère de l’Environnement, de l’Agriculture et de l’Elevage, avec la participation des organisations œuvrant dans le secteur agricole, dont ADISCO, cette grande rencontre nationale s’est voulue à la fois un espace de promotion, d’échanges et de réflexion sur l’avenir de l’agriculture burundaise. Dès les premières heures de la matinée du 3 septembre, la place réservée à la foire connaissait une animation particulière. Sous les tentes soigneusement aménagées, les exposants s’activaient pour présenter leurs produits et accueillir les premiers visiteurs. Sur les tables et dans les différents stands, une diversité impressionnante de productions témoignait de la richesse et du savoir-faire des agriculteurs burundais. Des variétés de semences côtoyaient les produits agricoles frais, tandis que d’autres produits issus de la transformation agricole attiraient également l’attention.

Face aux multiples défis agricoles, les producteurs ont reçu un message rassurant

Dans son discours d’ouverture officielle de la foire et du forum paysan, Emmanuel Niyungeko, Secrétaire Permanent au Ministère de l’Environnement, de l’Agriculture et de l’Elevage, a porté une attention particulière aux difficultés qui freinent encore l’épanouissement des producteurs burundais. Parmi les principaux défis, il a cité l’insuffisance des débouchés pour les produits agricoles, les prix souvent dérisoires payés aux producteurs ainsi que l’accès limité aux grands marchés. Face à ces préoccupations, le Secrétaire Permanent a voulu rassurer le monde paysan, affirmant que le Gouvernement burundais suit de près leurs préoccupations et entend œuvrer à la recherche de solutions durables. Il a, à cet effet, appelé l’ensemble des acteurs à mettre en œuvre les recommandations issues de la foire et du forum paysan.

M. Niyungeko a également réaffirmé l’engagement du ministère ayant l’agriculture dans ses attributions à accompagner les initiatives des producteurs, à promouvoir l’agroécologie et à contribuer à la réduction de la pauvreté à travers l’augmentation de la production agricole.

Au-delà de l’aspect commercial, la Foire nationale et le Forum paysan ont constitué un cadre de rencontre entre les différents acteurs du monde agricole. Producteurs, organisations paysannes, pouvoirs publics et autres partenaires du secteur ont ainsi eu l’occasion de partager leurs expériences, d’échanger sur les défis auxquels fait face l’agriculture et de réfléchir aux moyens de renforcer la production et la valorisation des produits locaux. La question liée au manque aux semences est revenue lors de riches débats organisés à cette occasion dans la salle des conférences de l’Hôtel Matergo.

Certains producteurs présents à la foire se sont exprimés

Parmi les producteurs présents à la foire, Vianne Mpawenayo, venue de la colline Mwurire, en commune Muyinga, dans la province de Buhumuza, a vécu une expérience particulièrement encourageante. Elle y avait exposé plusieurs produits, notamment de la colocase, du petit pois et des bananes. A sa grande satisfaction, l’ensemble de ses produits avait été vendu avant même la visite des stands par les officiels, preuve, selon elle, de l’intérêt que les consommateurs portent aux productions locales.
Mais au-delà des ventes, Mme Mpawenayo retient surtout de cette rencontre la découverte de plusieurs variétés de semences locales qu’elle croyait disparues dans certaines régions du pays.

Les échanges avec d’autres producteurs lui ont également permis d’enrichir ses connaissances et de découvrir de nouvelles pratiques agroécologiques. Elle explique notamment avoir appris des techniques de fabrication de biopesticides, de biofertilisants et de fumure organique, autant de pratiques qu’elle considère comme essentielles pour une agriculture agroécologique. Forte de ces nouvelles connaissances, cette productrice entend désormais les partager avec les autres agriculteurs de sa localité. Pour elle, les enseignements reçus durant ces deux jours ne doivent pas rester une expérience personnelle, mais être transmis et mis en pratique au sein de sa communauté.

Quant à Béatrice Nicimpa, productrice de la colline Nyamurenge, en commune Nyabihanga, dans la province de Gitega, ces deux jours de foire ont été bien plus qu’une simple occasion de présenter et de vendre ses produits. Elle en ressort avec le sentiment d’avoir beaucoup appris au contact d’autres agriculteurs. « La foire a été bénéfique pour moi », résume-t-elle, visiblement satisfaite de cette expérience qui lui a permis de découvrir des pratiques qu’elle souhaite désormais expérimenter dans son propre champ. Parmi les enseignements qui l’ont particulièrement marquée figurent les techniques de fabrication de la fumure organique, des biofertilisants et des biopesticides. Des connaissances qu’elle ne compte pas laisser au stade de la théorie. Béatrice envisage déjà de les mettre en pratique dans ses activités agricoles afin d’améliorer sa production tout en adoptant des méthodes plus respectueuses de l’environnement.

La visite des stands de l’Institut des Sciences Agronomiques du Burundi (ISABU) lui a également réservé de belles découvertes. Elle y a rencontré des variétés de semences et de légumes qu’elle n’avait encore jamais vues, notamment des variétés d’amarante capables de mieux résister aux effets des changements climatiques. Cette découverte l’a particulièrement intéressée, car elle ouvre, selon elle, de nouvelles possibilités pour les producteurs confrontés aux aléas du climat.

Et la foire lui a aussi permis de mesurer directement l’intérêt du public pour les produits issus de son exploitation. Béatrice Nicimpa avait apporté des papayes et de la colocase. Tout a été vendu. Une satisfaction supplémentaire qui est venue couronner une expérience qu’elle considère avant tout comme une occasion d’apprendre, de découvrir et de repartir chez elle avec de nouvelles idées à mettre en pratique.

Pour Célestin Nduwarugira, producteur de la colline Munanira, en commune Kiganda, dans la province de Gitega, cette foire était une première. Il ne savait pas exactement à quoi s’attendre en venant à Gitega, mais il repart avec le sentiment d’avoir beaucoup gagné de cette expérience. « Je suis venu découvrir, et je repars avec un bagage suffisant pour mettre en pratique ce que j’ai appris », confie-t-il, satisfait.

Ce qui l’a particulièrement marqué, ce sont les nouvelles techniques agricoles qu’il a découvertes au contact d’autres producteurs et des différents exposants. Des méthodes qui permettent, selon lui, de mieux produire sans mettre en danger la santé des consommateurs. Cette découverte lui donne surtout envie d’expérimenter ces pratiques dans ses propres champs. Pour Célestin, il ne s’agit donc pas seulement d’avoir appris de nouvelles choses, mais de repartir avec des connaissances qu’il pourra réellement appliquer dans son quotidien de producteur.

La foire lui a également permis de rencontrer d’autres agriculteurs venus de différentes régions du pays. Les discussions et les échanges d’expériences lui ont ouvert de nouvelles perspectives et lui ont montré qu’il existe plusieurs manières d’améliorer les pratiques agricoles en s’inspirant des expériences des autres. A cette satisfaction s’ajoute celle d’avoir vu ses produits rencontrer leur public. Tout ce qu’il avait apporté pour exposer et vendre a trouvé preneur. Une expérience complète pour Célestin, qui aura ainsi découvert de nouvelles pratiques, partagé son savoir avec d’autres producteurs et, surtout, constaté directement l’intérêt des consommateurs pour les produits agricoles locaux.

Signalons que cette année, la foire agricole nationale et forum paysan étaient organisés sous le thème « Transformation de l’agriculture burundaise par le développement des chaînes de valeur, de l’agroécologie et la promotion des intrants agricoles locaux pour une souveraineté alimentaire durable ».

Ce message te concerne, toi et ta progéniture.Ça nous concerne tous!
26/08/2026

Ce message te concerne, toi et ta progéniture.Ça nous concerne tous!

La jeunesse en première ligne de la révolution agroécologiqueA Ngozi, la troisième édition du salon des jeunes organisé ...
27/07/2026

La jeunesse en première ligne de la révolution agroécologique

A Ngozi, la troisième édition du salon des jeunes organisé en date du 23 juillet 2026 sous le thème « Voix des jeunes, Terre d'Avenir : Pour une agroécologie inclusive et innovante », a démontré que la jeunesse burundaise est bien plus qu'un simple acteur du changement : elle est aujourd'hui l'un des principaux moteurs de la transition agroécologique. Entre innovations, partage d'expériences et plaidoyer en faveur d'une agriculture durable, cette rencontre a mis en lumière une génération déterminée à faire de la terre un levier de résilience, d'emploi et de développement. Adisco et l’Université Populaire Haguruka, membres du consortium mettant en œuvre le projet PADIP financé par Broederlijk Delen, ont pris part à cet événement qui a mis en lumière le potentiel de la jeunesse burundaise dans la transformation du secteur agricole.

Le chef-lieu de la province de Butanyerera s'est transformé en véritable carrefour d'innovation et d'échanges autour de l'agroécologie. Organisé en collaboration avec l’université de Ngozi dans les enceintes de ladite Université, le salon des jeunes a permis aux participants de découvrir des initiatives portées par des jeunes qui démontrent qu'il est possible de concilier productivité agricole, protection de l'environnement et création d'opportunités économiques.

Dans son discours d'ouverture, le Chef de Cabinet du Gouverneur de la province de Butanyerera, M. Alain Patrick Muheto, a salué le travail accompli par les organisations du consortium PADIP qui œuvrent en faveur d'une agriculture durable. Face aux défis liés à la dégradation des sols et aux effets de plus en plus visibles causés par le changement climatique, il a rappelé que l'agriculture demeure le pilier de l'économie nationale.
Pour lui, les difficultés climatiques ne doivent pas décourager les jeunes. Au contraire, elles doivent les pousser à innover et à saisir les opportunités qu'offre l'agroécologie. Il leur a demandé de s’investir davantage dans les activités agricoles plutôt que de concentrer leurs ambitions uniquement dans les centres urbains. Selon lui, l'agroécologie représente aujourd'hui une voie prometteuse pour créer des emplois, préserver les ressources naturelles et bâtir un développement durable au bénéfice des générations futures. Avant de clôturer son intervention, M. Alain Patrick Muheto a réaffirmé l'engagement de l'administration provinciale à accompagner les initiatives des jeunes qui s'investissent dans la promotion d'une agriculture respectueuse de l'environnement.

Des produits agroécologiques étaient à l’honneur

Au-delà des discours, le Salon a offert un espace vivant d'apprentissage et de partage. Les visiteurs ont parcouru les différents stands d'exposition où étaient présentés des produits issus de pratiques agroécologiques. Les échanges d'expériences entre producteurs, les discussions autour de l'importance des semences locales ainsi que les rencontres entre jeunes entrepreneurs, institutions publiques et partenaires au développement ont favorisé la création de nouvelles synergies pour renforcer une agriculture plus résiliente.

Christa Olivia Hatungimana, représentante de la Chambre Transversale des Jeunes Entrepreneurs du Burundi (CTJEBU en sigle), s'est réjouie de l'organisation de cette troisième édition. Selon elle, ce rendez-vous constitue une excellente occasion de valoriser les réalisations des jeunes agroécologistes tout en favorisant le partage d'expériences entre les participants. Elle a salué la présence massive à cet évènement organisé pour la troisième fois.
« Votre forte participation est un signe éloquent que vous reconnaissez le rôle joué par les jeunes dans la préservation d'une agriculture durable », a-t-elle précisé en s’adressant aux participants à ce salon. Revenant sur le thème de cette année, elle a rappelé que chaque citoyen est appelé à apporter sa contribution à la préservation de la fertilité des sols, condition indispensable à une agriculture productive et durable.

Une soirée culturelle était également organisée

La clôture de cette journée a laissé place à un moment de détente riche en enseignements. La soirée culturelle Rinjora a offert au public un spectacle captivant où divertissement et sensibilisation se sont harmonieusement conjugués. La troupe théâtrale Nkinankebura a également conquis les participants grâce à des prestations pleines d'humour, mettant en scène des réalités du quotidien pour transmettre des messages forts sur la préservation de l'environnement, les bienfaits de l'agroécologie, la promotion des valeurs familiales et l'engagement citoyen. Une manière originale de démontrer que l'art peut être un puissant vecteur de changement social et de prise de conscience.

Au-delà des expositions et des échanges, cette troisième édition du salon des jeunes a surtout envoyé un message fort : la jeunesse burundaise est prête à relever les défis de demain. En misant sur l'agroécologie, elle démontre qu'il est possible de protéger les ressources naturelles tout en créant des opportunités économiques. Une dynamique porteuse d'espoir qui mérite d'être soutenue afin que les initiatives d'aujourd'hui deviennent les fondations d'une agriculture durable pour les générations futures.

Signalons que les organisations membres du consortium mettant en œuvre le projet PADIP sont les suivantes : ADISCO, INADES Formation-Burundi, UPH, UHACOM, ADID, CTJEBU et COCOCA.

20/07/2026

🌿 Woba witeguriye ibihe bidasanzwe?
KAZE MURI SALON DES JEUNES AGROECOLOGISTES
"Rinjora, twubake kazoza!
Fyonda kuri iyi vidéo wumve ubutumire budasanzwe. Turabiteze ku wa 23 Mukakaro 2026! 🌱🎶

Ne ratez pas cette occasion!
06/07/2026

Ne ratez pas cette occasion!

Le taux de réalisations des CGRN fait preuve d’une gestion responsable des ressources naturellesA travers leurs actions ...
22/06/2026

Le taux de réalisations des CGRN fait preuve d’une gestion responsable des ressources naturelles

A travers leurs actions sur le terrain, les Comités de Gouvernance des Ressources Naturelles (CGRN), mis en place depuis 2008 par Adisco, accompagnent les communautés dans la gestion durable des ressources naturelles. Pour valoriser leurs réalisations et partager les résultats obtenus, Adisco, en collaboration avec l’Union Haguruka des Coopératives Multifilières (Uhacom), a organisé un atelier de présentation des avancées de ces structures communautaires. Cette activité s’est tenue le 19 juin 2026 au chef-lieu de la province Butanyerera, en présence des représentants de l’administration territoriale.

Depuis leur mise en place en 2008, les CGRN ont progressivement renforcé leur contribution à la préservation des ressources naturelles à travers différentes actions menées à travers le pays. Leur engagement se traduit notamment par la protection des écosystèmes, la sensibilisation des communautés à la sauvegarde de l’environnement et la promotion des pratiques favorables à une utilisation durable des ressources disponibles.

Selon Fidèle Niyonizigiye, Secrétaire Général adjoint d’ADISCO, les résultats enregistrés témoignent de l’efficacité de cette approche communautaire. « Le taux de réalisation des activités prévues s’élève à 95% », a-t-il indiqué, soulignant ainsi les avancées significatives enregistrées par ces comités depuis leur création.

Au-delà des chiffres, les réalisations des CGRN illustrent une mobilisation collective autour d’un objectif commun : faire de la population un véritable acteur de la protection de l’environnement. Grâce à leur proximité avec les communautés, ces comités jouent un rôle essentiel dans l’identification des défis environnementaux locaux et dans la recherche de solutions adaptées aux réalités du terrain.

Des défis ne manquent pas

Malgré les avancées remarquables enregistrées, le chemin vers une gestion durable des ressources naturelles reste parsemé de défis. Dancilla Kigeme, Présidente de l’UHACOM, souligne que certains obstacles continuent de freiner les efforts des CGRN, notamment les actes de vandalisme commis par des individus qui détruisent des boisements et des dispositifs antiérosifs laborieusement installés par les communautés. Elle évoque également le manque de moyens financiers et matériels qui limite la capacité de certaines coopératives à étendre leurs initiatives à d’autres collines. Pour elle, relever ces défis nécessite une mobilisation collective renforcée afin de consolider les acquis et d’amplifier l’impact de ces actions en faveur de la protection de l’environnement.

Cet atelier a été une occasion d’échanger sur les perspectives d’avenir, les défis persistants et les stratégies à renforcer pour consolider les acquis. La présence des autorités administratives et des responsables du secteur environnemental témoigne de l’importance accordée à cette initiative qui place la gouvernance participative au cœur de la gestion des ressources naturelles.

A travers les CGRN, l’expérience montre que la protection de l’environnement ne peut être durable que lorsqu’elle repose sur l’implication active des communautés. Ces structures apparaissent ainsi comme un modèle de collaboration entre citoyens, organisations de développement et pouvoirs publics pour bâtir un Burundi plus vert, résilient et respectueux des ressources naturelles.

Le Pelum et d’autres acteurs unissent leurs forces pour faire avancer l’agroécologie au BurundiMembre actif du réseau Pe...
13/05/2026

Le Pelum et d’autres acteurs unissent leurs forces pour faire avancer l’agroécologie au Burundi

Membre actif du réseau Pelum Burundi, Adisco a pris part, du 29 au 30 avril 2026 à Bujumbura, à un atelier stratégique consacré à la capitalisation des recherches, études et initiatives agroécologiques déjà menées au Burundi. Organisée par Pelum Burundi en synergie avec le Groupe de Plaidoyer Agricole (GPA), cette rencontre a réuni de nombreux acteurs engagés pour bâtir une agriculture durable, résiliente et respectueuse de l’environnement.

Face aux défis croissants liés à la sécurité alimentaire, à la dégradation des sols et aux changements climatiques, l’agroécologie s’impose progressivement comme une réponse durable pour les communautés rurales burundaises. C’est dans cette dynamique que Pelum Burundi, avec l’appui du GPA, a commandité un important travail de compilation des recherches, études et expériences déjà réalisées au Burundi dans le domaine de l’agroécologie.
Ce travail de capitalisation vise à constituer une base de connaissances stratégique pouvant servir d’outil de plaidoyer, de référence technique et de cadre d’orientation pour les partenaires intéressés par l’agroécologie. Il permettra également d’identifier les acquis, les défis persistants ainsi que les pistes de recherches encore peu explorées.

Durant deux jours, l’atelier organisé dans les enceintes de l’hôtel-Restaurant La Détente a rassemblé des participants issus de divers horizons : cadres du Ministère de l’Agriculture, de l’Environnement et de l’Elevage, paysans chercheurs, organisations de la société civile, partenaires techniques et financiers, décideurs politiques, services techniques, médias, universités et ainsi que autres acteurs impliqués dans la promotion de systèmes agricoles durables. Les échanges ont porté sur l’état des lieux de l’agroécologie au Burundi, les expériences réussies déjà mises en œuvre sur le terrain ainsi que les mécanismes à renforcer davantage pour consolider ce mouvement. Les participants ont également enrichi le document de compilation à travers leurs contributions, leurs expériences et leurs recommandations.

Les membres du Pelum Burundi ont réaffirmé leur engagement en faveur d’une agriculture durable capable d’améliorer les conditions de vie des producteurs locaux tout en protégeant les ressources naturelles. En effet, l’agroécologie représente non seulement une approche agricole innovante, mais aussi un levier essentiel pour renforcer la résilience des communautés rurales et promouvoir une souveraineté alimentaire durable au Burundi.

Cet atelier marque ainsi une étape importante dans la consolidation du mouvement agroécologique au Burundi et dans la mobilisation des différentes parties prenantes autour d’une vision commune : produire autrement aujourd’hui pour garantir l’alimentation et la préservation des écosystèmes demain.

L’insuffisance de latrines en milieux publics devient une urgence silencieuseAu Burundi, l’insuffisance des infrastructu...
30/04/2026

L’insuffisance de latrines en milieux publics devient une urgence silencieuse

Au Burundi, l’insuffisance des infrastructures d’assainissement dans des espaces publics constitue une menace silencieuse pour la santé, la dignité et l’environnement. Face à ce défi, Join For Water et ses partenaires, ont commandité une étude approfondie dont la présentation des résultats a eu lieu en date du 21 avril 2026 à King’s Conference Centre. Les résultats de cette étude font froid au dos !

La présentation des résultats de cette étude intervient au moment où une réalité trop souvent reléguée au second plan continue pourtant de peser lourdement sur le quotidien des populations : la mauvaise utilisation des infrastructures d’assainissement dans les établissements publics. Derrière les murs de nombreuses écoles, centres de santé, marchés et administrations, l’accès à des latrines fonctionnelles, propres et adaptées reste un défi majeur et cela malgré les efforts consentis par l’Etat et ses partenaires. Cette carence, loin d’être anodine, expose les usagers à des risques sanitaires considérables. Elle favorise la propagation de maladies hydriques telles que la diarrhée, le choléra ou encore diverses infections parasitaires qui frappent avec une particulière sévérité les enfants et les femmes.

Mais au-delà des conséquences sanitaires, c’est aussi la dignité humaine qui est mise à l’épreuve. Le manque d’installations adéquates des latrines accentue les inégalités de genre, freine la fréquentation scolaire (notamment pour les jeunes filles) et détériore la qualité de l’environnement comme l’a indiqué dans son discours de circonstance Mme Fabiola Nshimirimana, Directeur de la Promotion des Ressources en Eau et des Forêts au sein du Ministère de l’Environnement, de l’Agriculture et de l’Elevage.

Des données qui interpellent

Selon Fabiola Nshimirimana, les chiffres disponibles dressent un constat sans appel et appellent à une prise de conscience collective. Plus de 81 % des ménages burundais continuent de recourir à des latrines traditionnelles, souvent rudimentaires et peu hygiéniques, tandis qu’à peine 13 % bénéficient de latrines améliorées répondant aux normes de salubrité. Cette disparité est encore plus marquée en milieu rural, où l’accès à des installations adéquates des latrines reste très limité. Une telle situation expose une grande partie de la population à des risques sanitaires considérables, favorisant la propagation de maladies des mains sales ou liées à l’eau insalubre et à de mauvaises conditions d’hygiène. Dans ce contexte, les maladies hydriques et diarrhéiques demeurent parmi les principales causes de morbidité au Burundi, affectant particulièrement les enfants de moins de cinq ans, estimée à plus de 20% des décès infantiles liés aux maladies évitables selon les données sanitaires nationales et comme l’a signalé Fabiola Nshimirimana.

Poursuivant son discours, Mme Nshimirimana souligne que les épidémies récurrentes de choléra, étroitement liées à l’insuffisance des infrastructures d’assainissement, illustrent l’ampleur du défi à relever. L’absence ou le mauvais état des latrines, notamment dans les lieux publics tels que les écoles, les marchés ou les centres de santé, ne constitue pas seulement un déficit d’équipements, mais bien une menace directe pour la santé publique et la stabilité socio-économique du pays. Face à cette réalité préoccupante, elle réaffirme la détermination du Gouvernement du Burundi à accélérer les efforts en faveur d’un accès universel à des services d’assainissement sûrs, dignes et durables.

Une bonne gestion des latrines existantes s’impose

L’atelier de validation des résultats de cette étude ne s’est pas seulement limité à un simple exercice technique. Il s’est imposé comme un véritable espace de dialogue et de co-construction où se dessinent les contours de solutions concrètes et partagées. Car au-delà des chiffres et des constats, c’est bien l’amélioration des conditions de vie, la protection de la santé publique et le respect de la dignité humaine qui sont en jeu. Au cours de cet atelier, les participants ont demandé qu’il faut améliorer la gestion des latrines déjà existantes. Un appel vibrant a été lancé à l’endroit des adultes qui doivent prêcher par l’exemple dans ce travail qui demande un sens de responsabilité accru. D’autres ont formulé le vœu de privatiser la gestion des latrines publiques.

Plus qu’un défi, l’accès à des infrastructures d’assainissement décentes au Burundi apparaît aujourd’hui comme une priorité incontournable, un levier essentiel pour bâtir un avenir plus sain, plus équitable et durable pour tous. Après échanges et débats, l’étude a été validée.

Address

Commune NTAHANGWA, Zone BUTERERE, Quartier KIYANGE I-Population
Bujumbura
2695

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