15/01/2022
Goûter rester
Le positionnement de DABALI XPRESS
DABALI XPRESS, l’ambition d’être une fierté ivoirienne
Beaucoup d’Ivoiriens d’une certaine classe ont arrêté de manger les mets locaux qu’ils ont toujours affectionnés pour d’autre types de nourritures qu’ils n’affectionnent pas forcément. Pourquoi ? Parce que manger ivoirien demande forcément d’aller dans les maquis, restaurants, ‘’garbadromes’’ avec des conditions d’hygiènes qui laissent à désirer et souvent des conséquences qui peuvent être dommageables pour la santé.
Personnellement, J’aimais bien aller dans ce restaurant à l’entrée de Bingerville (banlieue abidjanaise) chaque fois que je revenais de vacances quand je vivais à Londres et à Dubaï. A l’air libre, la chaleur toujours au rendez-vous, avec évidemment beaucoup d’insectes çà et là. Je n’arrivais jamais à entrainer ma femme dans cette aventure. Elle qui ne mangeait jamais le foutou dehors, et les sauces aussi, sous prétexte que les conditions hygiéniques y sont mauvaises.
En ce qui me concerne, j’ai l’estomac très fragile et j’ai toujours eu des soucis chaque fois que j’ai fait un tour dans ces maquis. Mais, c’est ma personnalité, j’aime manger les plats avec lesquels j’ai grandi.
L’option qui restait à ces Ivoiriens d’une autre classe, qui ne pouvaient plus manger dans les restaurants traditionnels ivoiriens étaient de se tourner vers ces restaurant chics, qui offrent des plats de placali à 12 000 FCFA pour certains, des ‘’kedjenous’’ à 18 000 FCFA pour d’autres. Faites un tour au plateau dans ces restaurants, et vous comprendrez que ce n’est pas fait pour tout le monde.
Ayant compris tout ça et forts de nos expériences en Occident, moi à Burger King et PRET A MANGER (restaurant de sandwich) , et ma femme dans des restaurants africains aux USA, nous avons acquis une expérience dans le fast-food à l’africaine. Après donc plus de 8 ans de réflexions à étudier le marché, à discuter avec nos amis pendant toutes ces années, nous avons décidé de mettre toutes nos économies vers ce nouveau rêve : faire manger des « mets africains » à la population dans des conditions saines, hygiéniques, avec un service rapide à des prix abordables. Oui, parce que si vous visitez Dabali Xpress, vu le cadre, la climatisation, nos tarifs devaient être plus élevés normalement.
Ce côté service ‘’rapide’’ vient vraiment de moi car ceux qui me connaissent savent que je suis un homme très impatient. Et chaque fois que je veux manger, perdre 30 à 45 min à attendre mon plat est quelque chose que je n’ai jamais compris dans les restaurants. Alors il nous fallait un système où en 10 min, il nous fallait servir nos clients. Tout le coté esthétique est vraiment l’œuvre de mme Aggre qui aime trop le coté bling-bling de tous nos business .
Nous avons donc opté servir cette clientèle qui ne pouvait plus aller dans les restaurants traditionnels et qui ne pouvaient pas non plus aller tous les jours dans les restaurants huppés qui se développent de plus en plus à Abidjan.
Voici notre positionnement clair. Notre projet nous a amené à engager un investissement de 50 millions FCFA pour le premier Dabali Xpress, et le second qui ouvrira ses portes début mars nécessitera un investissement prévisionnel de l’ordre de 150 millions FCFA. Oui, ce sera un fast-food ivoirien qui permettra à tous nos concitoyens d’être fiers.
Avec tous ces investissements, il est évident que nos plats n’aient pas le même prix que les dames qui cuisinent à la maison dans des conditions que nous ne pouvons pas vérifier, qui ne payent pas d’impôts, qui ne déclarent pas leurs employés, qui sont dans l’informel et qui vendent des plats à 1 000 et 1 500 FCFA dans les bureaux. Nous, dès le premier jour, nous avons constitué une SARL au capital de 50 millions qui passera bientôt à 200 millions avec le prochain restaurant. Chaque unité emploie autour de 30 personnes avec des managers qui ont des salaires entre 300 000 et 700 000 FCFA . Oui vous l’avez bien lu, nous avons des niveaux de salaires comme les grands enseignes, Burger King et KFC. Nos plus petits staffs sont largement au-dessus du SMIG, déclaré, avec pour certains des assurances santé à venir.
Pourquoi tout cet engagement social ? La raison est que notre combat est de montrer au monde entier que l’Africain peut bâtir une compagnie, respecter la règlementation et réussir avec toutes les normes internationales. On rêve d’être un jour présent pourquoi pas sur les champs Elysée, à Park Avenue, à New York, …
Tout ceci pour dire à tous ceux qui rêvent de voir nos plats, minutieusement préparés, avec le bon goût du village, à seulement 1 500 FCFA, ce qui n’est pas économiquement pertinent. Acheter son repas dans un cadre moderne digne des grands restaurants avec des employés professionnels nécessitent un investissement important et des charges telles qui nous faut un certain niveau de prix pour avoir un minimum de rentabilité. D’ailleurs, il n’y a aucun restaurant de notre standing qui propose des prix comparables à ceux que nous pratiquons.
Je profite de l’occasion pour dire merci à l’ensemble de nos 200 à 300 clients qui nous visitent tous les jours. Merci de nous faire confiance, merci de donner la chance à une entreprise ivoirienne de grandir et de s’étendre progressivement dans tous les quartiers d’Abidjan, à l’intérieur du pays, dans la sous-région et plus t**d dans le monde.
On se plaint régulièrement de ne pas voir les Africains bâtir des entreprises qui deviennent par la suite des multinationales. Quand des jeunes essaient de travailler pour y arriver, ils sont torpillés sur les réseaux sociaux avec une volonté manifeste de les amener à abandonner.
En ce qui nous concerne, nous croyons en notre projet et nous nous félicitons de voir tant de personnes nous soutenir et nous encourager à aller de l’avant. La vision que nous avons reçu de Dieu sur Dabali Xpress est plus grande que les critiques les plus acerbes.
Daniel AGGRE